4.  Les projets en économie sociale subventionnés sur une base régionale ou locale à Montréal 1996-2002 [19]



Nous avons procédé dans la région de Montréal à une recension téléphonique des projets[20] ayant reçu une subvention régionale et locale en économie sociale entre 1996 et 2002. Les entretiens téléphoniques ont été faits auprès des promoteurs et promotrices de ces projets. Pour être retenues, les subventions régionales et locales devaient financer la totalité du projet ou un de ses éléments importants. Les listes des projets en économie sociale ont été fournies par le CÉSÎM pour la période 1996-1998, par les 15 CDÉC/CLD et autres mandataires, et par le fonds Viabilité pour la période 1998-2002[21], ainsi que par le Fonds de lutte contre la pauvreté (volet économie sociale). Nous avons recueilli des informations sur la nature, les montants octroyés et l’utilisation des subventions, ainsi que sur les caractéristiques des emplois créés ou consolidés pour les projets recensés[22].

Dans la région de Montréal, 319 organismes au total ont reçu un financement pour leurs projets en économie sociale du CRÉS, des CDÉC/CLD/Viabilité[23] et du Fonds de lutte contre la pauvreté (volet économie sociale). Il n’a pas été possible d’obtenir les informations sur certains projets financés : en effet, 92 organismes (14 de la liste du CRÉS, 59 des listes CDÉC/CLD/Viabilité et 19 du FLCP) n’ont pu être rejoints lors de notre recension téléphonique. Sur les 319 organismes ayant reçu une ou des subventions, 6 ont pu faire financer 2 projets chacun par le CRÉS ou par les CDÉC/CLD/Vialibilté. Au total, 232 projets ont été recensés : 41 projets issus de 38 organismes pour la période du CRÉS, 149 projets issus de 147 organismes pour la période des CDÉC/CLD/Viabilité et 42 projets issus de 41 organismes financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté.

Nombre et caractéristiques des projets [24]

Près de 3 fois plus de projets recensé[25] ont financés par les CDÉC/CLD/Viabilité (149)[26] que par le CRÉS (41)[27].



Rappelons que le CRÉS a octroyé des subventions pendant un peu plus de deux ans (1996-1998) et que notre recension à Montréal couvre aussi les quatre premières années où les CDÉC/CLD/Viabilité ont octroyé les subventions (1998-2002). Nous avons constaté que certains projets ont été financés pendant les deux périodes de financement : une vingtaine de projets ont été octroyés par le CRÉS et financés également par les CDÉC/CLD/Viabilité; la plupart de ceux-ci ont aussi été financés par le volet économie sociale du Fonds de lutte contre la pauvreté.

La nature des projets n’a pas connu de modification importante entre la période du CRÉS et celle des CDÉC/CLD/Viabilité (Annexe I). 19,5 % des projets octroyés par le CRÉS se retrouvent dans les axes sectoriels du Chantier de l’économie sociale (coopératives d’aide domestique et entreprises d’insertion), tout comme 18,1 % des projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité : aide domestique, insertion en emploi, et à partir de 1999, petite enfance, services post-accouchement et ressourceries. Notons que 24 % des projets financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté se situent dans les axes sectoriels du Chantier de l’économie sociale.



Toutefois, la majorité des projets recensés, toutes périodes confondues, ne se situent pas dans les axes sectoriels du Chantier de l’économie sociale (80,5 % des projets pour la période du CRÉS et 82 % des projets pour la période des CDÉC/CLD/Viabilité).



À la période du CRÉS, on ne retrouve qu’un seul projet dans les secteurs suivants : femmes, défense des droits/regroupements d’organismes et en santé.



À la période des CDÉC/CLD/Viabilité, il y a eu cinq fois plus de projets « femmes », les projets en arts/culture ont quadruplé (passant de 6 à 26), et ceux en éducation/formation et en alimentation ont doublé. De nouveaux secteurs d’activités se sont ajoutés à la période des CDÉC/CLD/Viabilité : communications, environnement/recyclage, loisirs, soutien à la concertation et au développement communautaire, ainsi que soutien à l’entrepreneuriat.





76,1 % des projets financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté oeuvraient dans des secteurs en dehors des axes sectoriels du Chantier de l’économie sociale. Ils se répartissent dans une diversité de domaines d’activité, en particulier en éducation, en arts et culture, en enfance-famille et en alimentation.

Montants des subventions

Plusieurs projets ont reçu des subventions récurrentes en économie sociale et la durée moyenne du financement est variable. Le CRÉS a octroyé du financement sur 3 ans à une majorité de projets qui ont reçu dans chaque cas trois subventions. Douze projets ont reçu deux subventions et 12 autres projets ont reçu une seule subvention. Les CDÉC/CLD/Viabilité ont plutôt accordé du financement d’une durée d’un an à une majorité de projets (109 projets sur 149), 31 projets ont été financés sur 2 ans, 7 projets sur 3 ans et 2 projets ont été financés sur 4 ans (de 1999 à 2002). 104 projets ont reçu une seule subvention, 33 projets ont reçu deux subventions, 10 projets en ont reçu trois, et 2 projets ont reçu quatre subventions. Les projets financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté l’ont été sur un an dans 20 cas, sur 2 ans dans 10 cas et sur 3 ans dans 12 cas. Ainsi, douze projets du Fonds de lutte contre la pauvreté ont reçu une seule subvention, 12 en ont reçu deux et 17 projets ont reçu trois subventions[28].

Les montants des subventions octroyées par le CRÉS ont été importants. En effet, alors que les subventions accordées par les CDÉC/CLD/Viabilité pour le financement de chaque projet ne dépassent pas 200,000 $, 55 % des projets octroyés par le CRÉS ont reçu plus de 100,000 $, dont un projet a reçu plus de 250,000 $. Le montant le plus bas octroyé par le CRÉS a été de 9,000 $ (en une seule subvention) à un projet en éducation. Le montant le plus élevé octroyé par le CRÉS a été de 286,200 $ (en deux subventions) à un projet sur 2 ans en aide domestique. Les CDÉC/CLD/Viabilité ont accordé une majorité de subventions se situant entre 10,000 $ et 30,000 $. Le montant le plus bas a été de 3,000 $  (en une seule subvention) accordé pour l’étude de faisabilité d’un projet en enfance-famille. Le montant le plus élevé a été de 160,000 $ (en trois subventions) à un projet en éducation. Soulignons également que 73 des 149 projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité ont reçu moins de 30,000 $.

Les projets subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté sont ceux qui ont reçu les montants les plus élevés. En effet, 46,3 % des projets ont reçu plus de 100 000 $, dont 3 projets ont reçu 300 000 $. Le montant le plus élevé est de 377,539 $ (trois subventions en 3 ans) et il a été accordé à un organisme dans le secteur des communications.




Montage financier

La majorité des projets des deux périodes de financement ont eu recours à un montage financier. C’est le cas de 88 % des projets octroyés par le CRÉS et de 72 % des projets financés par des CDÉC/CLD/Viabilité. En fait, les projets de la période du CRÉS ont eu plus souvent recours à un montage financier. Enfin, la grande majorité (93 %) des projets financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont également eu recours à un montage financier.

Plusieurs bailleurs de fonds ont été impliqués dans ces montages financiers et, d’une période à l’autre, on note une multiplication significative des sources de financement. Pour les projets octroyés par le CRÉS, les bailleurs de fonds les plus importants (en termes de nombre et d’ampleur des subventions) ont été : Centraide, le Conseil des arts et des lettres du Québec, des Fondations, le Ministère des relations avec les citoyens, Développement et Ressources humaines Canada. Certains bailleurs s’ajoutent uniquement pour les salaires : Emploi-Québec, le Fonds de lutte contre la pauvreté[29], le Centre local d’emploi. Pour les projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, les bailleurs de fonds pour les salaires ont été : Emploi-Québec, le Fonds de lutte contre la pauvreté, l’OPHQ, la CAMO. Plusieurs autres bailleurs de fonds ont financé les projets : ACEM, SACA, SOC, SODEC, des syndicats, le Conseil des arts du Québec et le Conseil des arts du Canada, Plusieurs ministères provinciaux participent aussi aux montages financiers : ceux de la Culture, du Tourisme, de la Famille et de l’Enfance (pour les CPE), la Régie régionale de la santé et des services sociaux[30]. (pour les coopératives d’aide domestique), les ministères de la Solidarité sociale, de l’Éducation, de l’Environnement (pour les entreprises de recyclage et les ressourceries), de l’Agriculture, des Ressources naturelles. Certains organismes jeunesse reçoivent aussi du financement à travers le Programme SAJE, le Carrefour jeunesse emploi et les Tables de concertation jeunesse. On retrouve aussi parmi les bailleurs de fonds la Ville de Montréal, le milieu des entreprises et des gens d’affaires. Plusieurs projets ont aussi fait appel à des prêts d’institutions financières (banques, caisses) ou à d’autres programmes ou fonds d’investissement (RISQ, SCHL, FLI). À souligner que les montants octroyés par chaque bailleur de fonds sont très variables.

Tarification

La tarification est l’une des caractéristiques qui démarque la région montréalaise des autres régions. En effet, toutes périodes de financement confondues, une majorité de projets ont imposé une tarification pour leurs services : 95 % des projets octroyés par le CRÉS; et 94,4 % des projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité. À l’exception d’un seul, tous les projets financés par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont aussi imposé une tarification. Les types de tarifications sont variés : vente de produits, membership, billets pour des activités, contrats de services, vente de publicité ou d’abonnement.

Finalité du financement

Il n’y a pas de différences marquantes dans la destination des subventions entre les deux périodes de financement. En effet, la majorité des subventions ont été destinées à payer des salaires, en particulier à la période du CRÉS : 86 % des projets octroyés par le CRÉS et 33 % des projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité. À noter que les subventions octroyées par le CRÉS étaient destinées principalement à la création et à la consolidation d’emplois. Soulignons cependant que dans 27 des projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, les subventions ont été utilisées exclusivement pour payer des salaires. Dans les autres projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, les subventions ont aussi été destinées à l’immobilisation, à l’achat d’équipement, ainsi qu’à des études de faisabilité, des plans d’affaires, et au développement des activités de l’organisme.


Pendant les deux périodes de financement, un bon nombre de projets ont dû avoir recours à d’autres sources de financement pour les salaires. À la période du CRÉS, c’est le cas de 66,5 % d’emplois dans les projets créateurs et consolidateurs d’emplois; les subventions régionales en économie sociale n’ont donc pas été suffisantes pour défrayer les salaires de la majorité des emplois créés ou consolidés. Soulignons cependant que 31 des projets créateurs ou consolidateurs d’emplois de la période du CRÉS ont utilisé les subventions exclusivement pour les salaires. À la période des CDÉC/CLD/Viabilité, c’est aussi le cas de 62 % des 78 projets créateurs et consolidateurs d’emplois qui ont eu recours à un montage financier. Les subventions locales en économie sociale n’ont donc pas pu à défrayer seules les salaires de la majorité des emplois créés ou consolidés. Soulignons cependant que 27 des 78 projets créateurs ou consolidateurs d’emplois ont utilisé les subventions exclusivement pour les salaires.



[*] Il est à noter que dans la région de Montréal, une proportion importante des subventions a été destinée à des études de faisabilité, à la préparation de plans d’affaires, au développement d’activités, à la publicité et la promotion, particulièrement à la période CDÉC/CLD.

Les subventions accordées par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont pour la plupart été destinées aux salaires (84 % des subventions allouées aux projets financés). Toutefois,     73 % des emplois créés ou consolidés à travers cette source de financement ont nécessité le recours à d’autres bailleurs de fonds.

Création et consolidation d’emplois

On note une diminution entre deux périodes de financement dans la proportion de projets ayant créé ou consolidé des emplois. En effet 97, 4 % des projets octroyés par le CRÉS ont créé ou consolidé des emplois, alors que ce n’est le cas que de 53 % des projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité.



Les projets situés en dehors des « axes sectoriels » du Chantier de l’économie sociale demeurent les principaux créateurs ou consolidateurs d’emplois pendant les deux périodes de financement. Car 63,5% des emplois créés ou consolidés par les projets octroyés par le CRÉS et 87,1% des emplois créés ou consolidés par les projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité étaient situés en dehors de ces axes sectoriels.

Les secteurs situés en dehors des « axes sectoriels » du Chantier ayant créé ou consolidé des emplois pendant la période du CRÉS sont les suivants : hébergement communautaire (17,3%), alimentation (15%), éducation/formation (11,4%) et enfance-famille (10%). Pour les projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, il s’agit des secteurs suivants : arts/culture (44 emplois ou 18,2%), hébergement communautaire (10,7%), éducation/formation (10,3%) et alimentation (9,5%). Soulignons que cinq projets « femmes » ont créé 19 emplois durant la période des CDÉC/CLD/Viabilité. On note que 6 des 8 projets sectoriels octroyés par le CRÉS et 10 des 27 projets sectoriels financés par les CDÉC/CLD/Viabilité ont créé ou consolidé des emplois. Une majorité de ces emplois durant la période du CRÉS ont été créés ou consolidés en aide à domicile (69 emplois); pour la période des CDÉC/CLD/Viabilité, il s’agit d’entreprises d’insertion (18 emplois).

On compte à peu près le même nombre d’emplois créés ou consolidés pendant les deux périodes de financement, alors qu’il y a eu 3 fois plus de projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité[31]. Ainsi, 219 emplois ont été créés ou consolidés dans 38 projets octroyés par le CRÉS, ce qui représente un ratio de 5,7 emplois par projet. Et 241 emplois ont été créés ou consolidés dans 78 projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, ce qui représente un ratio de 3 emplois par projet.

Des 42 projets subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté, 41 ont créé ou consolidé 200 emplois, pour un ratio de 4,7 emplois par projet. Ainsi, 10 projets sectoriels ont créé ou consolidé 86 emplois, et 31 projets non-sectoriels ont créé ou consolidé 114 emplois.

Qui, des femmes ou des hommes, occupent ces emplois créés ou consolidés au cours des deux périodes de financement? Près de 4 fois plus d’emplois ont été occupés par des femmes (79% des emplois) dans les projets octroyés par le CRÉS (173 femmes et 46 hommes). Dans les projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, on compte 147 emplois occupés par des femmes (61% des emplois) et 94 emplois occupés par des hommes.

Les organismes dont les projets ont été subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont embauché près de trois fois plus de femmes (148 femmes/52 hommes).

Tableau 1
Région de Montréal (1996-2002)
Subventions locales et régionales en économie sociale
    Emplois créés et consolidés selon le sexe
(CRÉS, Fonds de lutte et CDÉC/CLD)


 

CRÉS   (1996-1998)

Fonds de lutte (1998-2001)

CDÉC/CLD (1998-2002)

Total

Femmes

173

148

147

468

Hommes

46

52

94

192

Total

219

200

241

660

Total des projets créateurs/consolidateurs

 38

 41

 78

 157 

© Côté, Fournier 2005






Certaines conditions de travail ont changé entre les deux périodes de financement. On constate ainsi une inversion de la proportion d’emplois à temps plein et d’emplois à temps partiel. En effet, alors qu’à la période du CRÉS 94,5 % des emplois créés ou consolidés étaient à temps complet, à la période des CDÉC/CLD/Viabilité cette proportion est de 74,7 %, ce qui représente une baisse importante. Les projets subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont créé ou consolidé des emplois à temps plein dans 98 % des cas.

Tableau 2
Région de Montréal (1996-2002)
Subventions locales et régionales en économie sociale
Emplois créés ou consolidés à temps plein et à temps partiel
(CRÉS, Fonds de lutte et CDÉC/CLD)


 

CRÉS   (1996-1998)

Fonds de lutte (1998-2001)

CDÉC/CLD (1998-2002)

Total

Emplois temps plein

207

196

180

583

Hommes

12

4

61

77

Total

219

200

241

660

© Côté, Fournier 2005



À la période du CRÉS, le salaire horaire moyen était de 11.35 $ et à la période des CDÉC/CLD/Viabilité il augmente à 12.20 $ (augmentation de 0.85$ de l’heure). Dans les projets octroyés par le CRÉS, la moyenne des salaires est de 10.95 $ de l’heure pour les femmes et de 12.85 $ de l’heure pour les hommes. Dans les projets financés par les CDÉC/CLD/Viabilité, la moyenne des salaires des femmes augmente de 1.05 $ (12.00 $ de l’heure), alors que celui des hommes baisse de 0.45 $ (12.40 $ de l’heure). Rappelons qu’à la période des CDÉC/CLD/Viabilité, on compte seulement 241 emplois dans 78 projets créateurs ou consolidateurs d’emplois, alors qu’à la période du CRÉS on compte 219 emplois dans 38 projets créateurs ou consolidateurs d’emplois.

Par ailleurs, les projets subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté offrent un taux horaire moyen de 10.85 $, mais les femmes reçoivent 1 $ de moins que les hommes (10.55 $ de l’heure contre 11.55 % de l’heure).




Formation offerte aux employés

Les organismes promoteurs de projets en économie sociale ont diminué leur investissement dans la formation de leurs employés entre la période du CRÉS et la période des CDÉC/CLD/Viabilité. À la période du CRÉS, 83,3 % des projets créateurs ou consolidateurs d’emplois ont en effet offert une formation à leurs employés. À la période des CDÉC/CLD/Viabilité, la proportion baisse à 60,3 % des projets créateurs ou consolidateurs d’emplois. Enfin, les organismes promoteurs dont les projets ont été subventionnés par le Fonds de lutte contre la pauvreté ont offert dans 84,6 % des cas une formation aux employés qu’ils ont embauchés.


[19] Les données de cette région ont été recueillies par Danielle Fournier ; compilées et analysées par Denyse Côté.
[20] Le terme « projet » désigne ce qui a été financé par la subvention locale ou régionale en économie sociale. Plus précisément, le terme « projet » désigne un projet particulier, lié ou non à la mission habituelle de l’organisme, et mis sur pied à l’aide de la subvention en économie sociale.
[21] Notons que 3 projets ont été financés en économie sociale par des CDÉC ou des CLD à partir déjà de 1998.
[22] L’expression « projets recensés » désigne les projets pour lesquels des informations ont été recueillies lors d’une entrevue téléphonique avec la promotrice ou le promoteur du projet.
[23] Rappelons que le fonds Viabilité a été ajouté en 2000 pour la consolidation des projets en économie sociale. Ces projets ont été intégrés à l’intérieur des projets CLD et CDÉC lorsqu’il s’agissait d’un même projet financé en 2 ou 3 ans. Certains projets n’ont reçu que le financement de Viabilité et ont été comptabilisés comme ayant eu ce seul financement.
[24] Les régions de Lanaudière et de Montréal sont les seules des sept régions étudiées où le « volet économie sociale » du Fonds de lutte contre la pauvreté a financé un nombre relativement important de projets sur les deux périodes de financement (CRÉS et CLD). Ces projets liés au Fonds de lutte contre la pauvreté n’ont pas été inclus dans les graphiques pour des raisons méthodologiques liées à cet état de fait.
[25] Les calculs ont été produits à partir des données recueillies lors de la recension téléphonique. Les données non disponibles n’ont pas été comptabilisées dans les totaux de chaque catégorie.
[26] Soulignons que sur les 206 organismes ayant reçu du financement par les CDÉC/CLD/Viabilité, 147 ont été recensés pour 149 projets ; 59 organismes n’ont pas été rejoints.
[27] Soulignons que sur les 53 organismes financés par le CRÉS, 39 organismes ont été rejoints, ce qui correspond à 41 projets ; 14 organismes n’ont donc pas été rejoints.
[28] À souligner qu’un de ces organismes a reçu 3 subventions pour 2 projets.
[29] Il s’agit ici d’un financement du Fonds de lutte contre la pauvreté qui n’est pas relié au volet de l’économie sociale.
[30] La Régie régionale de la santé et des services sociaux a été remplacée en décembre 2003 par l’Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et services sociaux.
[31] Pour un projet, 140 emplois n’ont pas été inclus dans ce décompte parce qu’il s’agissait d’emplois ponctuels (1 à 2 semaines) et que les subventions reçues n’ont servi qu’à couvrir une petite partie de ces salaires. Les emplois retenus pour cette recension devaient être d’une durée supérieure.










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