1. La région de Montréal 
Montréal est à la fois une île, une ville et une
région. Située au sud-ouest du Québec, elle est
bordée par le fleuve Saint-Laurent au sud, la rivière des
Prairies et la région de Laval au nord; elle couvre 500 km2. La
nouvelle ville de Montréal a été
créée le 1er janvier 2002 à partir de plusieurs
municipalités et comprenait 27 arrondissements, jusqu’au vote de
« défusion » de novembre 2004 qui fera revivre en
2005 certaines anciennes municipalités. À noter que 50 %
de la population de Montréal se concentre cependant dans 7 de
ces arrondissements. Il s’agit de la région la plus populeuse et
la plus urbanisée du Québec qui comptait 1 853 489
d’habitants en 2002, soit près de 25 % de la population du
Québec. La population immigrante y est très nombreuse et
très diversifiée; elle représente 70 % des
immigrants installés au Québec. Selon le Conseil
régional de développement de l’Île de
Montréal, « en plus d’être un des traits qui
distinguent la métropole québécoise des autres
régions du Québec, la diversité culturelle de
Montréal est en soi un facteur majeur de son
développement social et économique ». Notons
à ce sujet que plus de 24 % de la population montréalaise
est immigrante et 20 % de celle-ci s’identifie à une
minorité visible (CRDÎM, 2001, p.10; MIC, 2003).
On retrouve à Montréal moins de familles dites « traditionnelles », moins de familles avec enfants à la
maison et plus de familles monoparentales que dans l’ensemble du
Québec. De plus, le taux de diplômés universitaires
y est supérieur à celui de l’ensemble du Québec
(24 % comparativement à 15 %). Le taux de chômage en 2002
était de 9,7 %, dépassant celui de l’ensemble du
Québec (8,6 %) (MIC, 2003; MDEIE, 2005).
La production industrielle de la région de Montréal se
concentre dans les domaines suivants : tabac, vêtements,
aéronautique, produits textiles, produits pharmaceutiques et
équipements de bureau. L’importance des entreprises de transport
et de communications caractérise aussi l’activité
industrielle de Montréal, tout comme la présence
d’universités francophones et anglophones, ainsi que de centres
hospitaliers offrant des soins hautement spécialisés
(Ville de Montréal, 2003).
Le marché du travail est composé à 47 % de
main-d’œuvre féminine et 52 % des employés à temps
partiel sont des femmes. Les Montréalaises âgées de
25 ans et plus sont très présentes sur le marché
du travail et leur revenu est supérieur de 2 000 $ par
année à celui des autres Québécoises.
Malgré ceci cependant, le revenu des Montréalaises ne
représente que 68 % de celui des Montréalais, et de 64 %
pour les femmes immigrantes si on compare leur revenu à celui
des hommes immigrants (CRDÎM, 2001; MDEIE, 2005).
Montréal se caractérise par une forte polarité des
revenus : on y retrouve en effet des personnes fortement nanties et
d’autres très défavorisées. Certains groupes sont
plus touchés par la pauvreté : en effet, 35 % de la
population montréalaise vit sous le seuil du faible revenu et 54
% de celle-ci sont des femmes. On remarque que la moitié des
Montréalaises de 25 à 44 ans vit avec moins de 21 000 $
par année. Et 40 % des Montréalaises âgées
de 65 ans et plus vivent sous le seuil du faible revenu, alors
que ce n’est le cas que de 27 % des hommes de la région. Les
personnes immigrantes de Montréal sont également
très touchées par la pauvreté : 40 % d’entre elles
vivent sous le seuil de faible revenu, de même que 50 % des
personnes identifiées à une minorité visible
(CRDÎM, 2001; MDEIE, 2005).
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