1. La région de l’Outaouais 
Située à l’extrémité sud-ouest du
Québec, la région de l’Outaouais est bordée
à l’est par la région des Laurentides, au nord-ouest par
la région de l’Abitibi-Témiscamingue et au sud-ouest par
la province de l’Ontario. Son paysage socio-démographique et
économique est marqué par une très
diversité : il comporte à la fois une zone très
urbanisée, la Ville de Gatineau[6] et une importante zone
rurale où l’on retrouve quatre municipalités
régionales de comté (MRC) : des Collines, Papineau,
Pontiac et Vallée-de-la-Gatineau (MDEIE, 2005).
L’Outaouais avait en 2001 une population de 315 535, ce qui
représente 4,4 % de la population totale du Québec; plus
de 71 % de la population réside à Gatineau. La population
de l’Outaouais est légèrement plus jeune que celle de
l’ensemble du Québec. Toutes proportions gardées, les
personnes âgées de plus de 65 ans y sont moins nombreuses;
et les personnes de 25 à 34 ans, la génération la
plus susceptible de procréer, y sont plus nombreuses que dans
l’ensemble du Québec (13,4 % comparativement à 12,7 %).
Les perspectives de croissance démographique de l’Outaouais sont
nettement plus importantes que celles du Québec (6,8 %
comparativement à 3,3 %). L’Outaouais comporte par contre moins
de familles de trois enfants que la moyenne québécoise.
Enfin, on y retrouve la réserve algonquine la plus importante du
Québec (MDEIE, 2005 ; CSF, 2004).
L’économie de l’Outaouais est la plus tertiarisée du
Québec : le secteur tertiaire représente en effet 83 %
des emplois de la région, alors que ce secteur ne
représente que 74 % des emplois de l’ensemble du Québec.
Ceci s’explique notamment par la présence de l’administration
publique fédérale dans la région. L’administration
publique, qu’elle soit municipale, provinciale ou
fédérale, procure en effet des emplois à une
proportion importante de la population active de la région. Le
secteur primaire représente 3 % des emplois, une proportion
équivalente à celle de l’ensemble du Québec, et le
secteur secondaire représente 14 % des emplois (23 % pour le
Québec). L’industrie forestière, l’industrie des
pâtes et papier et le domaine agricole y sont aussi très
présents. Au cours des dernières années, la
réduction des services gouvernementaux a amené les
acteurs de la région à diversifier leurs activités
économiques en misant sur le développement des
entreprises de haute technologie, particulièrement sur les
nouvelles technologies de l’information (MDEIE, 2005 ; CSF, 2004).
La situation d’emploi des femmes et des hommes en Outaouais est
avantageuse. Le taux de chômage de la région en 2001
était inférieur à la moyenne
québécoise (6,6 % comparativement à 8,2 %). Le
taux d’activité des femmes de la région était
nettement supérieur à celui des Québécoises
(62 % et 57,7 % respectivement), alors que leur taux de chômage
était plus bas (6,1 % comparativement à 7,7 %). On
remarque également que le taux de chômage des femmes de la
région est inférieur à celui de leurs homologues
masculins (6,1 % et 7,1 % respectivement); cependant, elles travaillent
davantage à temps partiel (23,8 % pour les femmes et 14 % pour
les hommes); cet écart est moindre que celui observé dans
l’ensemble du Québec. Soulignons que les femmes de l’Outaouais
touchent le plus haut revenu moyen d’emploi des femmes du
Québec (27 959 $ pour l’Outaouais et 23 282 $ pour le
Québec); de même, elles touchent 78,9 % du revenu moyen
d’emploi des hommes de la région, alors que le revenu moyen des
Québécoises représente 67,1 % du revenu moyen des
Québécois (CSF, 2004; MDEIE, 2005).
L’Outaouais compte néanmoins des poches de pauvreté qui
sont particulièrement importantes dans la Ville de Gatineau
ainsi que dans certains secteurs ruraux. Les jeunes femmes
monoparentales et les femmes âgées vivant seules y sont en
grand nombre. On remarque aussi que les femmes pauvres de l’Outaouais
le sont plus que leurs consœurs Québécoises. Ainsi, 50,4
% des résidentes de l’Outaouais qui touchent un revenu
reçoivent moins de 20 000 $, ce qui est le cas de 48,5 % des
Québécoises. À l’inverse, 27,4 % des femmes de
l’Outaouais ont un revenu moyen de plus de 35 000 $, ce qui n’est le
cas que de 18 % des Québécoises. Selon les
prévisions, près de 30,000 emplois seront disponibles en
Outaouais d’ici 2006 et les femmes de l’Outaouais pourront occuper une
bonne partie de ces emplois puisqu’elles se retrouvent dans les
secteurs identifiés (affaires, administration, vente, services)
(CSF, 2004; MDEIE, 2005).
[6] Créée le 1er janvier 2002, la nouvelle Ville de
Gatineau est composée des anciennes villes de Gatineau, Hull,
Aylmer, Buckingham et Masson-Anger.
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