1. La région de Laval 
Laval est à la fois une ville, une MRC et une région.
Elle est influencée par sa proximité avec la
région métropolitaine de Montréal. La population
lavalloise s’élevait à 343 005 personnes en 2001, ce qui
représente 4,7 % de la population québécoise.
Entre 1991 et 2001, la région a connu une croissance
démographique de 9,1 %, presque deux fois supérieure
à celle de l’ensemble du Québec (5 %). Sa population est
plus jeune que celle de l’ensemble du Québec (18,6 % et 17,8%
respectivement) et compte moins de personnes âgées de plus
de 65 ans (13,3 % et 14,2 % respectivement). La
génération des 25 à 34 ans représente 12,6
% de la population lavalloise (12,7 % pour le Québec) (MDEIE,
2005; CSF, 2004).
Les quatre territoires de Laval ont des caractéristiques
socio-économiques distinctes. Ste-Rose est plus densément
peuplée et représente 32 % de la population lavalloise;
sa population est assez homogène : jeune, francophone et
familles relativement prospères. On y retrouve cependant une
proportion élevée de femmes sans revenu. Le territoire
Ruisseau Papineau est moins homogène : la proportion des
personnes sous-scolarisées, celle ayant fait des études
universitaires, et celle ayant le revenu moyen le plus faible est
élevée, tout comme celle des personnes âgées
et d’origine ethno-culturelle diverse. Le territoire Marigot se
caractérise par la décroissance démographique, une
proportion élevée de femmes et une grande
diversité ethno-culturelle. Enfin, le territoire
Milles-Îles (Saint-Vincent-de-Paul) est le moins populeux
(représentant 14,5 % de la population lavalloise), compte une
majorité de francophones unilingues et une proportion importante
de personnes d’origine haïtienne; le niveau de scolarité,
les revenus et la proportion de propriétaires y sont
élevés. Laval est maintenant considérée
comme la troisième région québécoise
d’accueil des personnes immigrantes, 15 % de sa population étant
née à l’extérieur du Canada (MDEIE, 2005;
ministère de l’Industrie et du Commerce, 2003; CSF, 2004; TCLCF,
2001).
La situation du marché du travail à Laval est bonne. En
effet, le taux d’activité ainsi que les revenus étaient
en 2001 supérieurs à ceux de l’ensemble du Québec
(66,8 % et 28 862 $ pour Laval comparativement à 64,2% et 26 958
$ pour l’ensemble du Québec). On remarque par contre
d’importantes disparités entre les femmes et les hommes, car
à niveau de scolarité équivalent, le taux
d’activité et d’emploi des Lavalloises était
inférieur à celui des Lavallois (69,2% et 73,4%
respectivement). Les Lavalloises occupaient des emplois à temps
partiel deux fois plus souvent que les Lavallois (26,1 %
comparativement à 13,4 %). Par ailleurs, selon le Conseil du
statut de la femme, le revenu d’emploi des Lavalloises en 2001
était de 7,9% plus élevé (25 129 $) que celui des
Québécoises (23 282 $). L’écart de revenu entre
les femmes et celui les hommes de la région (12 428 $)
était légèrement supérieur à celui
de l’ensemble du Québec (11 423 $) (CSF, 2004). Tant au niveau
des études que de l’emploi, cependant, les domaines d’insertion
professionnelle demeurent associés au genre : personnel de
bureau et services de santé pour les femmes; secteur des
métiers, transports, machineries, gestion et administration des
entreprises pour les hommes. Enfin, bien qu’elles soient en proportion
légèrement plus élevée sur le marché
du travail que les Québécoises (57,3 % comparativement
à 53,2 %), légèrement moins de Lavalloises que de
Québécoises travaillent à temps partiel (CSF,
2004; MDEIE, 2005; TCLCF, 2001; Institut de la statistique, 2003).
Laval est considérée comme une région
favorisée au niveau socio-économique. Cette situation
entraîne par contre une occultation de la pauvreté sur son
territoire. Parmi les Lavallois les plus pauvres, on compte en autres
les femmes (particulièrement les plus jeunes et les plus
âgées), les personnes immigrantes (particulièrement
celles qui sont récemment arrivées), les
travailleurs-euses à temps partiel et les personnes vivant
seules (TCLCF, 2001; MDEIE, 2005).
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