1. La région des Laurentides 
La région des Laurentides est bordée à l’ouest par
l’Outaouais et par l’Abitibi-Témiscamingue, à l’est par
Lanaudière, au nord par la Mauricie et au sud par la
région de Laval. Logeant deux réserves fauniques et
dotée du parc récréatif du Mont-Tremblant, elle
est un lieu de prédilection pour le tourisme. Elle se divise en
trois zones distinctes et comprend huit municipalités
régionales de comté (MRC). La première zone, celle
des Basses-Laurentides, comprend les MRC de
Thérèse-de-Blainville, Deux-Montagnes et Mirabel[6]
il s’agit de la zone la plus urbanisée et la plus
industrialisée. Située au centre des Laurentides, la
deuxième zone est constituée des MRC des Laurentides,
d’Argenteuil, de la Rivière-du-Nord et des Pays-d’en-Haut; elle
se caractérise par ses activités
récréotouristiques. Enfin, la MRC Antoine-Labelle est
plus rurale, moins populeuse et dédiée à
l’agriculture et à l’exploitation forestière (CSF, 2002;
MDEIE, 2005).
La région des Laurentides est en croissance démographique
depuis plusieurs années; elle comptait 463 000 personnes en
2001, dont 60 % habitaient la zone métropolitaine
(St-Jérôme, Blainville et Deux-Montagnes). Les
Basses-Laurentides se distinguent par une importante proportion de
jeunes. Par contre, la MRC Antoine-Labelle et les MRC des Laurentides,
Argenteuil et des Pays-d’en-Haut comptent un nombre de personnes
âgées dépassant la moyenne
québécoise. Les MRC rurales de la région comptent
un nombre plus important de personnes vivant sous le seuil de faible
revenu, dont une majorité de femmes (MDEIE, 2005).
Malgré une situation d’emploi avantageuse dans son ensemble, les
femmes des Laurentides ont un revenu inférieur à la
moyenne québécoise. Leur concentration dans des secteurs
d’emplois traditionnellement féminins et dans des emplois
à temps partiel explique ce phénomène. La
précarité d’emploi des femmes semble
particulièrement importante dans les MRC d’Argenteuil et
d’Antoine-Labelle. De plus, les personnes de 15 à 24 ans, plus
spécifiquement les jeunes femmes, connaissent « d’importantes contraintes à leur intégration
socioprofessionnelle et à leur participation sociale »
(CSF, 2002 : pp. 133-134) liées non seulement à leurs
difficultés d’insertion sur le marché du travail, mais
également à leur état de santé mentale
ainsi qu’aux grossesses précoces. La disparité des
ressources publiques au sein de la région a également un
impact certain sur la situation des femmes laurentiennes.
[6] Notons que la ville de Mirabel est habilitée à
exercer les pouvoirs conférés à une MRC aux fins
de certaines dispositions législatives. (Gouvernement du
Québec, 2002). Nous l’avons donc considérée au
même titre que les 7 autres MRC de la région.
|
| |
|
|
| |