1. La région du Centre-du-Québec 
La région du Centre-du-Québec a été
créée en 1997 et est issue de la division de l’ancienne
région Mauricie-Bois-Franc. Située entre Montréal
et Québec, elle longe au sud le Fleuve St-Laurent et compte 84
municipalités, 2 communautés autochtones
abénaquies et 5 municipalités régionales de
comté (MRC) : Arthabaska, Bécancour, Drummond,
Érable et Nicolet-Yamaska. Plus de 50 % de la population
réside dans l’un des cinq principaux centres urbains du
territoire : Victoriaville, Bécancour, Drummondville,
Plessisville et Nicolet (MDERR, 2004 ; CSF, 2004).
La population du Centre-du-Québec était de 218 500
personnes en 2001, et représente 3 % de la population
québécoise. Elle s’est accrue d’environ 5 % entre 1991 et
2001, mais on constate un certain ralentissement de ce rythme de
croissance au cours des dernières années (hausse de 1,5 %
après 2001). Le vieillissement de la population y est
légèrement compensé par l’augmentation du nombre
de personnes de 15 à 24 ans (7 %) et par la proportion
élevée des jeunes de moins de 15 ans (18,3 %). La
présence d’un pourcentage plus élevé de personnes
de moins de quinze ans est attribuable à une forte
fécondité : la région compte proportionnellement
davantage de familles de plus de 3 enfants que l’ensemble du
Québec (19,8 % comparativement à 17,4 %). Enfin, le
nombre de personnes âgées de plus de 65 ans se compare
à celui de l’ensemble du Québec et le pourcentage de
femmes dans ce groupe d’âge est relativement le même que
dans l’ensemble du Québec (57,5 %) (MDERR, 2004 ; CSF, 2004).
L’activité économique s’y concentre autour de l’industrie
agroalimentaire et du secteur manufacturier. Le secteur primaire est
également très dynamique car on y retrouve trois fois
plus de main-d’œuvre que la moyenne québécoise (7,2 % et
2,4 % respectivement). Comparativement à l’ensemble du
Québec, la région compte moins d’emplois dans le secteur
tertiaire (75 % pour le Québec et 60 % pour le
Centre-du-Québec). Les Carrefours de la nouvelle économie
constituent un levier supplémentaire pour les activités
liées au savoir et une bonne perspective de croissance et
d’attraction pour les nouvelles entreprises à la recherche d’une
main-d’œuvre spécialisée. Soulignons aussi les
initiatives pionnières de la région dans le secteur de la
récupération et du recyclage des matières
résiduelles et son dynamisme en matière de
développement communautaire (CSF, 2004 ; MDERR, 2004).
Dans le Centre-du-Québec, le taux d’activité était
semblable en 2001 à celui du Québec dans son ensemble
(respectivement 57,1 % et 57,7 %), et le taux de chômage
était de 7,5 % (comparativement à 7,7 % pour l’ensemble
du Québec). Le taux d’activité féminin est plus
faible que celui des hommes, l’écart atteignant 14,8 points. Le
taux de chômage féminin dépasse celui des hommes
dans la région et est plus fort que dans l’ensemble du
Québec (7,5 % comparativement à 6,9 %). De plus, les
femmes de la région occupent des emplois à temps partiel
en plus grande proportion que les hommes (30,6 % et 11,8 %
respectivement) et davantage aussi que les Québécoises
(27,9 %). L’emploi des femmes de la région est concentré
dans les secteurs des affaires, de la finance, de l’administration
(23,4 %), et de la vente et des services (27,2 %). De 1996 à
2001, le revenu moyen d’emploi des femmes du Centre-du-Québec a
augmenté plus lentement que celui des Québécoises.
Les femmes de la région touchent le plus faible revenu moyen
d’emploi du Québec (18 548 $), ce qui correspond à 79,7 %
du revenu moyen des Québécoises (23 282 $). Soulignons
aussi que le revenu moyen des femmes (17 415 $) est inférieur
à celui des Québécoises (21 286 $) et que celui
des hommes (28 479 $) est inférieur à celui des
Québécois (33 117 $) (CSF, 2004).
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