Société et politique : Enjeux internationaux


Favreau, Louis, René Lachapelle et Gérald Larose (2002). «La mondialisation néolibérale n'est pas la seule possible», Dans Revue Politis.


Des initiatives québécoises de coopération Nord-Sud en économie sociale et solidaire

Le Québec est sans contredit engagé dans la dynamique d'une mondialisation de la solidarité par l'économie sociale et solidaire: par exemple l'Union des producteurs agricoles (UPA) est particulièrement active dans le soutien de projets de commercialisation collective des produits agricoles et artisanaux dans une douzaine de pays d'Amérique latine et d'Afrique ; la CSN et la FTQ, les deux plus importantes organisations syndicales du Québec, font de la formation sociale et syndicale dans de nombreux pays francophones du Sud (Burkina-Faso, Haiti, Mali?) ; le Mouvement Desjardins travaille à l'émergence de caisses populaires dans de nombreux pays du Sud (33 pays dont le Mali, le Vietnam, l'Uruguay) pendant que la Caisse d'économie des travailleurs et travailleuses (Québec), née à l'initiative de syndicats, soutient des projets de reprise d'entreprises notamment au Mexique et au Pérou ; le Fonds de solidarité (FTQ) favorise de son côté la mise sur pied d'un fonds emploi-retraite au Sénégal pendant que des mutuelles et coopératives québécoises regroupées dans la Société coopérative de développement international (SOCODEVI) soutiennent des projets de développement local en Afrique et en Amérique latine. Sans compter qu'une cinquantaine d'organisations de coopération internationale (OCI) québécoises travaillent bon an mal an, avec l'apport de plusieurs centaines de coopérants (600/année en moyenne), sur place et au Québec, pour soutenir des projets locaux de développement. C'est le cas d'Équiterre par exemple, une OCI engagé dans le commerce équitable ou SUCO une autre OCI investi dans le jumelage de villages québécois avec des villages maliens.

Mais il y a plus. Non seulement des initiatives sectorielles et bilatérales ont pris forme depuis deux, parfois trois décennies mais le Québec est porteur d'initiatives Nord-Sud d'envergure internationale : ce fut le cas de la Marche mondiale des femmes en 2000 comme c'est présentement le cas de la Rencontre internationale d'économie solidaire d'octobre 2001 à Québec.


Ces contributions permettent de faire valoir l'idée que la mondialisation n'est pas un ensemble unique de processus : à côté et même souvent contre la mondialisation néolibérale, se déploie un ensemble d'initiatives qui, sans constituer une force sociopolitique mondiale, ont dépassé le stade de la démarche exclusivement locale pour s'inscrire dans une autre mondialisation, laquelle privilégie la lutte contre la pauvreté par l'emploi et la protection sociale de même que la maîtrise de l'environnement et la maîtrise de la société sur l'économie mondiale (Favreau, 2000).


Économie sociale et solidaire, une alternative crédible?

La question est complexe et nécessite qu'on s'y attarde plus longuement. Disons d'abord que la mondialisation néo-libérale n'est pas la seule possible. Si les grandes tendances de la période sont la non-régulation de l'économie mondiale, une pauvreté massive et croissante et les menaces qui pèsent sur l'équilibre écologique de la planète, on assiste par ailleurs simultanément à l'émergence de contre-tendances : nouvelles gouvernances locales, nouvelles propositions de politiques publiques à l'échelle mondiale (la taxe Tobin par ex.), nouvelles formes d'échange comme le commerce équitable, internationalisation de mouvements sociaux locaux, etc. Bref, partout dans le monde, des initiatives de la société civile prennent forme pour occuper l'espace d'innovation libéré par la crise. L'économie sociale et solidaire est, à plusieurs titres, engagée dans construction de réponses aux problèmes soulevés par la nouvelle dynamique planétaire de cette mondialisation, particulièrement celle des pays du Sud.

L'une des principales caractéristiques des organisations économiques populaires (inscrites dans une démarche de solidarité) des pays du Sud est précisément leur grande diversité : elles voient le jour dans tous les secteurs, aussi bien dans les centres urbains qu'en milieu rural, sous des formes très variables car souvent directement issues de pratiques traditionnelles; elles se situent aussi bien dans le secteur dit formel que dans le secteur dit informel ; leurs activités, marchandes ou non-marchandes, peuvent concerner l'ensemble d'un village ou d'un quartier, ou seulement un groupe spécifique, comme les femmes, les jeunes, les commerçants, les artisans, etc. ; lles peuvent avoir un statut d'association, de mutuelle ou de coopérative mais très souvent elles n'en n'ont pas.

Quelques exemples de ce que sont ces initiatives et créneaux qu'elles investissent:

1) la création ou le maintien d'emplois: talleres de producción en Amérique latine, groupements d'artisans en Afrique de l'Ouest.

2) le développement agro-alimentaire: groupements villageois en Afrique occidentale, coopératives de producteurs en Amérique latine et en Asie, syndicats multi-activités de paysans en Afrique.

3) la commercialisation des produits agricoles: greniers villageois et banques de céréales, systèmes collectifs de mise en marché.

4) la commercialisation communautaire de l'artisanat: associations artisanales féminines en Inde, groupements d'artisans en Afrique et en Amérique andine.

5) l'épargne et le crédit solidaire: tontines en Afrique et en Asie, coopératives d'épargne-crédit et caisses villageoises d'épargne-crédit en Afrique francophone, credit unions dans les pays plus anglophones, systèmes de crédit solidaire de type Grameen Bank en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

6) les services collectifs de santé: mutuelles ou coopératives de santé.

7) la protection collective de l'environnement: associations de reboisement et entreprises sociales de récupération et recyclage.

8) l'habitat collectif: des associations et coopératives d'auto-construction en Amérique latine et des associations de quartiers en Afrique.
9) la sécurité alimentaire: cuisines collectives et jardins communautaires en Amérique latine...


Contrairement aux coopératives étatiques développées dans les années 50, 60 et 70, ces organisations sont généralement des initiatives de la société civile qui au départ sont de petite taille. Elles répondent à un besoin ressenti par les membres (production, financement, logement, éducation et formation, soins de santé primaires, alimentation, etc.). Le rythme de développement des activités ainsi que leur mode d'organisation s'adaptent bien aux réalités locales et à une insertion dans la communauté locale (village ou quartier), ce qui confère à ces organisations une assez grande flexibilité et une relative stabilité.


Que retenir de ces expériences que nous pouvons coiffer de la notion de premier développement? D'abord qu'elles sont relativement nombreuses mais sous-estimées. Ensuite que toutes les sociétés industrielles nées en Europe au siècle dernier se sont très précisément construits, pendant au moins deux cent ans, dans le creuset de ce type d'"économie de rez de chaussée" pour reprendre l'expression de Braudel (1985). De là l'importance de bien saisir la dynamique "économie informelle/économie populaire/économie solidaire/capital social" et "développement local/gouvernance locale" dans les pays du Sud. Enfin que le développement ne réside pas seulement dans une économie de subsistance mais bien dans un "vivre ensemble " qui prend appui sur un système local d'échanges. En d'autres termes, occuper un territoire, c'est occuper un espace social particulier pour des échanges, économiques et sociaux, et donc co-habiter dans le cadre d'un premier développement qui instaure un marché intérieur, premier développement sans lequel l'aide internationale et des politiques macro-économiques ne peuvent rien.


Premier développement et économie sociale et solidaire

Comme le disait l'ancien président socialiste de Tanzanie Julius Nyerere a u début de la décennie 80 "Il y a certaines choses que je ne referais pas si je devais recommencer. L'une d'elles est l'abolition du gouvernement local et l'autre est le démantèlement des coopératives. Nous étions impatients et ignorants". Opérer un croisement des notions de premier développement et d'économie sociale s'impose et nous conduit au GESQ à formuler les propositions suivantes : 1) le premier développement -le tissu économique local- est indispensable à tout développement d'un État-nation ; 2) il faut quitter le schéma bipolaire qui fait du marché et de l'État les seuls moteurs du développement au bénéfice d'une conception plurielle qui prend acte de l'existence de trois pôles ayant leur apport respectif (Aznar, Laville et alii, 1997).


Cette conception plurielle du développement permet de reconnaître :

1) la valeur de nombreuses initiatives locales comme pièce maîtresse d'une nouvelle coopération Nord-Sud et comme condition de décollage de communautés et régions des sociétés du Sud.

2) l'importance de nouvelles politiques publiques (de la part des États et des organisations internationales) qui assument la reconnaissance de trois pôles de développement (et non pas deux) en considérant notamment que la jonction de l'économie publique et de l'économie sociale peut permettre de multiplier les projets en fonction de l'intérêt général.


Dans cette perspective, le bilan de Nyerere prend ici tout son sens: les gouvernements locaux offrent les avantages de la proximité et l'économie sociale et solidaire, de son côté, favorise le décollage de communautés locales et leur insertion dans le développement général d'un pays.


Ainsi avec les années 90, non seulement assistons-nous à une remontée du local (et donc de l'économie sociale et solidaire et du premier développement) mais aussi à son internationalisation. Plusieurs rencontres internationales ont donné la mesure de l'élan nouveau que prend ce travail. Mentionnons trois de celles-ci dont nous sommes plus près, toutes trois issues d'initiatives de la société civile.

1) la Conférence internationale de Lima de juillet 1997: l'événement a réuni plus de 275 personnes (principalement d'ONG et d'associations) provenant de trente-deux (32) pays autour de deux objectifs: a) définir le concept d'économie solidaire et sa viabilité à l'approche du prochain millénaire; b) établir les possibilités pour des échanges internationaux Nord-Sud (Munoz et Ortiz, 1998).
2) La Conférence internationale sur l'économie sociale au Nord et au Sud tenue à Ostende quelques mois plus tôt (mars 1997): elle a réuni plus de 400 personnes d'une trentaine de pays et abondait dans le même sens (Defourny, Develtere et Fonteneau, 1999).

3) La naissance la même année de l'Alliance pour un monde responsable et solidaire suite à un appel signé par 1417 personnes de 100 pays (Alliance, 1997).


Dans ces espaces de débat, par delà les déclarations officielles, deux perspectives se sont généralement croisées:

1) celle d'organisations de la société civile qui savent que des milliers de petits projets ici et là ne constitueront jamais à eux seuls un développement durable et structurant. Bon nombre de porteurs de projets étaient plutôt anti-institutionnels, aniti-étatiques et anti-entreprises. Aujourd'hui, ces organisations recherchent les conditions pour que les innovations locales dont ils sont les porteurs puissent se diffuser, ce qui implique de revoir leurs rapports aux institutions, à l'État et à l'entreprise.
2) celle d'États et d'organisations internationales qui découvrent la "loi de la proximité" pour rejoindre des populations en difficulté, c'est-à-dire une démarche partenariale avec des organisations de la société civile autour d'initiatives de développement local et d'économie sociale et solidaire.


À partir de là, on peut considérer que ces initiatives sont à l'intersection de la relation entre le "local" et le "global". D'une part, elles ont une contribution inestimable d'éducation, de soutien technique et de support financier sans compter qu'elles sont un "grenier de méthodologies nouvelles et une filière pour une partie de l'aide publique au développement" (Vershave et Boisgallais, 1994).


D'autre part les réseaux internationaux auxquelles participent les ONG, les organisations et les entreprises inscrites dans la mouvance du développement local et de l'économie sociale et solidaire permettent de multiplier les échelles d'intervention (locale, régionale et fédérative, nationale et internationale) et le changement d'échelle d'action en passant du micro, c'est-à-dire de la gouvernance locale, au macro pour peser sur les politiques globales.


Oui il existe bel et bien des initiatives crédibles qui introduisent la solidarité dans l'activité économique et cela à l'échelle de la planète. Oui, elles ont tendance à converger pour intervenir aussi à cette échelle. Mais nous croyons que la réussite de ces initiatives dépend, en amont, de la force propulsive que lui fournissent les mouvements sociaux locaux (mouvement associatif, de femmes, écologique, syndical, jeunes) et en aval, la perspective que lui procure un projet de société démocratique et solidaire. Ces initiatives encore modestes ont le défi est de jeter les bases d'un système économique solidaire en multipliant les lieux, les espaces et les échelles d'intervention.


Si ce mouvement est embryonnaire et relativement hétérogène; si ses stratégies ne sont pas toujours convergentes et ses positions souvent défensives, néanmoins, le potentiel structurant des initiatives qui en sont issues existe bel et bien parce que certaines conditions les ont favorisé dans la dernière décennie :

1) les aspirations à une citoyenneté active s'expriment de façon plus explicite sur la scène politique internationale en ayant en outre tendance à se multiplier : c'est le cas des rencontres d'ONG à l'occasion des grandes conférences internationales de l'ONU, des manifestations de Seattle en 1999 ou de Porto Alegre (janvier 2001) ou encore Québec en avril dernier, etc;

2) le soutien de l'économie sociale et solidaire par certains États et par certaines institutions internationales se manifeste plus clairement : Secrétariat d'État à l'Économie sociale et solidaire (France), Chantier de l'Économie sociale (au Québec et en Belgique), Programme d'Économie sociale au Bureau international du travail (BIT), etc;

3) Des passerelles entre mouvements sociaux traditionnels et nouveaux mouvements sociaux se créent pour construire des alternatives économiques;

4) la capacité aujourd'hui de travailler en temps réel à l'échelle de la planète grâce aux NTIC favorise les mises en réseaux et les mobilisations d'envergure internationale;

5) les projets et propositions sur de grands enjeux internationaux se multiplient : contrôle de l'OMC, taxation des transactions financières, mise en réseau à l'échelle internationale des pratiques solidaires, annulation de la dette des pays les plus pauvres, préservation de l'air, de l'eau et des forêts comme patrimoine mondial, élimination des paradis fiscaux, etc;

6) de nouvelles formes de coopération internationale font également leur apparition : jumelages de villes et de villages; partenariats entre ONG et communautés locales autour du financement de projets locaux dans les pays du Sud; partage de savoir-faire entre le Sud et le Nord comme c'est le cas des cuisines collectives et du micro-crédit communautaire.


L'autre mondialisation a cependant des tâches prioritaires. Contrairement à la période antérieure où prévalaient de grands clivages idéologiques, le moment semble propice à des collaborations entre les grandes institutions de l'économie sociale et les nouvelles initiatives de l'économie solidaire autour de finalités communes de démocratisation du développement. En premier lieu, une bataille à mener sur la notion de développement. La conception néo-libérale qui a cours aujourd'hui, a longtemps mûri dans certaines institutions internationales (FMI et B.M.). Des idées, des croyances et des convictions alternatives nécessitent d'opérer une déconstruction intellectuelle de ces idées, puis une reconstruction par des canaux institutionnels nouveaux : publications, réseaux, conférences, forums, sites internet sont autant d'occasions de faire progresser Ces idées nouvelles. Plutôt que de jeter aux orties la notion de développement, nous croyons plus juste d'avancer l'idée d'une pluralité de modèles de développement à travers le monde et d'une pluridimensionnalité du développement qui n'a de sens qu'en combinant l'économique, le social et l'environnemental (Sen, 2000; Bartoli, 1999).


On peut synthétiser la pensée actuelle sur le développement de la façon suivante : 1) le social doit être au poste de commande; 2) l'économie doit être considérée pour ce qu'elle est, un instrument et non une fin du développement; 3) l'environnement doit constituer une conditionnalité nouvelle dans les choix économiques qui s'opèrent ; 4) quelques grandes priorités s'imposent qui doivent être poursuivies simultanément, notamment l'emploi, la construction d'institutions démocratiques et le partage de la richesse.


La plupart des initiatives du Nord comme du Sud auxquelles nous faisons ici référence sont engagées dans la mise en ?uvre de cette conception pluridimensionnelle du développement en mettant de l'avant quelques grands critères pour appuyer ou animer des projets. Elles misent sur des groupes qui font la promotion de la démocratie; sur des projets qui appuient des organisations populaires; sur des projets qui favorisent la promotion collective des femmes; sur des projets capables de susciter des alternatives économiques; sur des projets qui mettent en ?uvre une gestion populaire de l'environnement.


Ensuite une bataille sur le terrain de l'économie et de la politique

Nous sommes dans une période de mondialisation du capitalisme. Les économies industrielles émergentes dans le Sud ne peuvent faire l'économie de certaines conditions qui ont permis l'émergence d'économies développées : une intervention de l'État, des sociétés civiles fortes, des systèmes locaux d'échange, une présence active de gouvernements locaux (municipalités), un environnement favorable à l'entrepreneuriat, des entreprises et des organisations d'économie sociale et solidaire. C'est à tout cela que nous pensons en organisant une seconde rencontre internationale qui s'interrogera sur la manière pour l'économie sociale et solidaire de contribuer à faire un autre pas dans cette direction (en se donnant des priorités d'intervention dans différents chantiers comme l'emploi, la santé ou l'habitat.


Les engagements forts de la rencontre d'octobre 2001 à Québec

La réussite des initiatives qui sont partie prenante de cette 2e rencontre ne dépend non seulement de la poussée que lui donne les mouvements sociaux locaux et un projet de société solidaire. Elle dépend aussi de la capacité de ces initiatives à évoluer sur la scène internationale et à peser sur la conjoncture.


De plus, la plupart savent aujourd'hui que les échanges d'expériences, tout enrichissants qu'ils soient, ne suffisent pas à peser sur les politiques des États, des grandes organisations internationales et des multinationales. Il faut une organisation mondiale des solidarités que nous avons initié à Lima en 1997, un lieu d'articulation collective de nos projets et de nos propositions; un lieu qui nous permet de façon plus soutenue que maintenant de mieux comprendre les enjeux, d'analyser nos expériences, de formuler des projets nouveaux, de faire circuler les informations de manière plus systématique, etc.


C'est dans ce sens que le GESQ préconise la création d'une coordination internationale disposant de l'appui d'un secrétariat pour soutenir les réseautages entre pays et la poursuite des travaux de Québec par une 3e rencontre du même type qui se tiendrait cette fois-ci dans un pays du Sud, très probablement en Afrique (alternance NORD-SUD oblige!).


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Quelques références utiles autour de ces enjeux

ALLIANCE (1997), Alliance pour un monde responsable et solidaire, Éd. Fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l'Homme (FPH), Paris/Lausanne.

AZNAR, G, J.-L. LAVILLE et alii. (1997), Vers une économie plurielle, Syros, Paris.

BARTOLI, H. (1999), Repenser le développement, en finir avec la pauvreté, UNESCO/Économica, Paris.

BRAUDEL, F. (1985), La dynamique du capitalisme, Champs/Flammarion, Paris.

DEFOURNY, J., DEVELTERE, P. et B. FONTENEAU (1999), L'économie sociale au Nord et au Sud, Éd. De Boeck Université, collection Ouvertures économiques, Paris/Bruxelles.

FAVREAU, Louis et Daniel TREMBLAY (2001), Conjoncture internationale, société civile, économie sociale et solidaire dans une perspective Nord-Sud, Chaire de recherche en développement communautaire, 37 pages.

FAVREAU, L. (dir.) (2000), Économie sociale, coopération Nord-Sud et développement dans la revue Économie et Solidarités, vol.31, numéro 2, Presses de l'Université du Québec, Québec.

ORTIZ, H. et I. MUNOZ (1998), Globalizacion de la solidaridad, un reto para todos, GES/CEP, Lima, Peru. Synthèse en français dans FAVREAU, L. et R. LACHAPELLE (1998). Économie solidaire et coopération Nord-Sud : la rencontre de Lima. Chaire de recherche en développement communautaire, Hull : Université de Québec à Hull, 33 pages. Disponible sur le site suivant : www.uqo.ca/crdc-geris/

SEN, A.(2000), Un nouveau modèle économique, Éd. Jacob, Paris.

VERSHAVE, F.-X. et A.-S. BOISGALLAIS (1994), L'aide publique au développement, Syros, Paris.

 

 

 


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