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Loisirs communautaires


Fréchette, Lucie (2002). Loisir communautaire et développement social. Dans Quel avenir pour les régions? Sous la direction de Louis Favreau, Martin Robitaille et Daniel Tremblay, Chaire de recherche en développement des collectivités, Université du Québec en Outaouais, p. 277 à 288.


Au Québec, la présence active des premières institutions formelles de loisir remonte au début du XIXe siècle où naît, chez les anglophones de Montréal, le premier YMCA d'Amérique du Nord, puis, à la fin du siècle, chez les francophones, dans la ville de Québec, le premier Patro. Enfin, on ne peut oublier, au début du XXe siècle, la venue au cours des années 20, de l'Oeuvre des terrains de jeu (OTJ) qui ancra le loisir dans le territoire paroissial à la grandeur du Québec (Bellefleur, 1997). Il va sans dire que l'univers des loisirs a beaucoup évolué depuis. Il s'est diversifié, collectivisé et démocratisé. Parmi les organisations de loisir contemporaines, on compte une catégorie d'organisations qui se définissent comme des Centres communautaires de loisir (CCL). Cinquante-six de ces centres sont réunis au sein de la Fédération québécoise des centres communautaires de loisir (FQCCL). Ils se donnent la mission de favoriser le développement intégral de la personne et la prise en charge des citoyens dans leur communauté locale, par le moyen privilégié du loisir, de l'action communautaire et de l'éducation populaire (FQCCL, 2001 : 40).

Quand on apprend que le Centre communautaire récréatif Saint-Jean-Baptiste de Drummondville organise des fêtes de rue qui touchent des centaines de familles, que quatre comités du Centre Côte-des-Neiges s'activent à la promotion de l'action interculturelle, que le Relais des jeunes Gatinois offre de la formation à l'animation et à l'emploi de moniteur en camp de vacances, que le Centre communautaire d'Arthabaska en est à préparer le 17e carnaval local, que des centaines de personnes fréquentent les cliniques d'impôt du Patro de Charlesbourg, que les Centres d'éducation populaire réunissent des centaines de personnes qui s'outillent pour retourner en emploi ou améliorer la qualité de vie de leur environnement, que plusieurs centres ont démarré des haltes-garderies, des cuisines collectives, des coopératives jeunesse de services, des centres de la petite enfance… Quand on voit que la FQCCL a rejoint près de 2 000 jeunes dans cette vaste aventure nommée "expédition jeunesse" dont l'événement le plus visible fut le grand rassemblement de plus de 1 000 jeunes à Québec en octobre 2000…


Quand on sait tout ça, on ne peut plus ignorer que les centres communautaires de loisir s'avèrent des dispositifs forts de développement social et des partenaires que les organisations de développement local ou régional auraient avantage à s'associer encore plus. Ce texte présente les centres communautaires de loisir en tant que services de proximité bien ancrés dans leur milieu et contribuant au développement social local et régional.

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