Gouvernance dans une perspective Nord-Sud
Plusieurs
travaux des dernières années suggèrent non seulement
de soutenir le développement des communautés par la
mise sur pied d'associations, de plans de crédit, d'entreprises
coopératives et mutualistes, mais de multiplier les partenariats
«Nord-Sud» et les partenariats «Associations, ONG
et gouvernements locaux» (et PME lorsque c'est possible) dans
la relance d'ensemble des collectivités, notamment par
la mise en place de structures d'accompagnement du développement
qui permettent la multiactivité et des bases arrières
pour les entreprises émergentes. Cest autour de ces pratiques
que prend sens la notion de gouvernance. La gouvernance locale
fait ici référence à des modes de régulation
politique qui ne relèvent ni uniquement du marché, ni
non plus de l'État national. Il sagit plutôt de
l'action conjuguée de plusieurs acteurs locaux laquelle se
caractérise de la façon suivante :
1) un ensemble d'institutions et d'acteurs (plutôt que la seule
entreprise privée et l'État), en occurrence des municipalités,
des institutions publiques scolaires, de santé et de services
sociaux, des ONGD et des associations diverses, des entreprises locales,
de caractère privé ou collectif;
2) une interdépendance entre les pouvoirs, institutions et
réseaux d'acteurs autonomes investis conjointement dans une
action collective de développement et de gestion locale.
L'intérêt de cette notion provient de l'insuffisance
de la conception du développement par en haut au plan national
d'une part, et d'autre part, de l'incapacité du développement
par en bas de se répercuter à une échelle plus
grande. Si, de son côté, la Banque mondiale met l'accent
sur la gouvernabilité des États nationaux des pays du
Sud, dun autre côté, dans un certain nombre d'autres
organisations internationales, la notion de gouvernance est plutôt
associée à la coopération au développement
et à une stratégie multidimensionnelle liant l'économique,
le social et l'environnement. Donc, même notion mais sens différents.