Aujourd'hui,
après l'échec des coopérations étatiques
des pays capitalistes du Nord au Sud, après l'échec
du communisme et son effondrement, après l'échec des
mouvements de libération nationale et de leur modèle
«développementiste» et après léchec
des programmes dajustement structurel (PAS), que reste-il
de la notion de «développement»? On peut aujourdhui
compter sur des référents qui nassimilent
plus, croissance et développement. Lindice de développement
humain (IDH) du PNUD notamment a ouvert la voie vers d'autres repères
de développement qui ne sont plus strictement économiques
soit l'éducation, l'accès à l'eau, un environnement
non pollué, le capital social, etc
et vers dautres
recherches qui poussent encore plus loin les choses.
Le développement est aujourd'hui plutôt conçu
comme une mobilisation économique, sociale et culturelle
de toutes les potentialités d'un pays (ou d'une région,
ou d'une communauté locale) autrement dit un développement
de lintérieur- autour d'un certain nombre d'objectifs
damélioration des conditions et de la qualité
de vie des populations. Et comme toute mobilisation, il y a des
avancées et des reculs, des points forts et des faiblesses,
des conflits et des coopérations insoupçonnées.
Plutôt que de jeter la notion de développement aux
orties comme certains le font, nombre de travaux sur la question
avancent plutôt l'idée d'une pluralité des
modèles de développement à travers le monde
et d'une pluridimensionnalité du développement,
développement qui n'a de sens qu'en combinant l'économique,
le social et l'environnemental.