|
|
Coopératives Sociales Italiennes
Avec
la crise de « l'État Providence », on a évalué
qu'en l'an 2000, les coopératives sociales italiennes, au
nombre de 5000, regroupaient plus de 11 mille bénévoles
et 115 mille travailleurs dont 15 mille défavorisés.
Elles desservent un demi million d'usagers et génèrent
un chiffre d'affaire de 4 000 milliards de lires (269 millions $CDN),
chiffre qui croît d'environ 10% chaque année. La
constitution italienne reconnaît l'apport des coopératives
au bien-être de la population, et l'appui de l'État
dans le développement de ce réseau est primordial.
Outre une reconnaissance juridique promulguée par une loi
adoptée en 1991, les divers paliers de gouvernement ont des
pratiquesd'achat
de produits ou services favorables à ces organisations. Les
Coopératives sociales italiennes sont regroupées sous
deux types différents : Les
coopératives des deux types ont la même mission, soit
l'insertion professionnelle. Les travailleurs défavorisés
doivent représenter 30% du personnel. Ils oeuvrent autant
dans des secteurs de production que de services. Ces
coopératives ont innové en adoptant une stratégie
de multiplication plutôt que de développement en grosse
organisation. En moyenne, une coopérative sociale italienne
compte de 40 à 50 membres et réalise un chiffre d'affaires
annuel avoisinant le milliard de lire (675 000 $CDN). En plus des consortiums territoriaux pour la mise en réseau et l'appui au développement de coopératives existantes et de nouvelles initiatives, il existe des consortiums nationaux davantage dédiés à des activités de formation, de développement ou de représentation. La réussite de tels réseaux est une combinaison de plusieurs facteurs : le regroupement en consortiums, la reconnaissance légale, la construction d'une identité spécifique et le développement d'un lien étroit avec la recherche et le monde universitaire. |
Sources : Inscription au Bulletin électronique du Site en Développement International de la CRDC
|
|||||||||