Cette
entreprise naît en 1984 d'un projet de sensibilisation
et de formation d'une équipe de trois femmes dans
un quartier populaire de Montréal (Québec),
Hochelaga-Maisonneuve. Sa mission initiale est double :
offrir à la population, aux femmes en particulier,
des activités d'initiation aux nouvelles technologies
de l'information (NTI) et, offrir des services de soutien
et de gestion informatique aux organisations communautaires,
aux syndicats et à la petite entreprise locale. Les
objectifs actuels de la Puce sont de permettre au grand
public et au milieu communautaire de s'approprier Échos
des rencontres technologies, de stimuler l'implication des
femmes dans le domaine des nouvelles technologies ,
de rendre accessible à la population des activités
de formation et de familiarisation aux nouvelles technologies
et de promouvoir la réflexion sur les impacts et
les possibilités des nouvelles technologies.
La
Puce a comme originalité la combinaison de deux formes
d'organisation. D'un côté, l'organisme sans
but lucratif (ONBL) et d'un autre côté la coopérative.
L'assemblée générale est composée
de 10 membres et le conseil d'administration de trois administrateurs.
Les membres de la coopérative sont tous engagés
à son financement et son établissement. Elle
engage également une dizaine de contractuels spécialisés
dans le logiciel ou sur des thèmes spécifiques.
La
Puce offre deux types de services : la formation et le service
technologique. De plus, depuis les dernières années,
elle offre la vente d'équipement mais toujours dans
le cadre d'un service intégré. Elle a aussi
comme approche le développement de logiciels verticaux.
Parmi les logiciels développés, il faut mentionner
: a) Le logiciel FASSYL, créé pour la Fédération
des affaires sociales (CSN) ; b) Le logiciel TIGRE
élaboré à la demande des Clubs de recherche
d'emploi ; c) Le logiciel Guichet élaboré
à la demande de la Corporation de développement
économique de l'Est de Montréal (CDEST) ;
d) le projet Communautique. Ce dernier projet, mis sur pied
conjointement avec l'Institut canadien d'éducation
des adultes (ICÉA), est un des projets du Chantier
de l'économie sociale qui a reçu un financement
du Fonds de l'autoroute de l'information.
La
coopérative répond à des besoins du
quartier par sa connaissance profonde des problématiques
et des besoins de celui-ci et sa compréhension de
l'impact de la conjoncture actuelle sur les personnes. L'implication
dans le milieu se fait aussi au niveau politique, notamment
lors des rencontres à la Table du Conseil de développement
local. Comme partenaires financiers, la Puce a travaillé
avec le Ministère de l'Enseignement supérieur
et de la science ; le Ministère de l'Éducation
(direction générale de l'Éducation
des adultes), la Société québécoise
de développement de la main-d'uvre, la Ville
de Montréal, Développement de ressources humaines
Canada, le Fonds d'adaptation de la main-d'uvre, le
Ministère de la Culture et des communications et
le Conseil de développement régional. Pour
1999, la Puce a enregistré un budget annuel de 350
000 $ pour le volet OBNL et d'environ 900 000 $ pour le
volet coopérative, ce qui équivaut à
un budget total d'environ 1 250 000 $ par année.
La totalité des revenus de la coopérative
résulte de l'obtention des contrats, donc de revenus
autogénérés.
En
15 ans d'existence, la Puce communautaire a fait une importante
contribution à la diffusion de l'informatique, pour
la réinsertion des femmes sur le marché du
travail, pour l'informatisation des organismes communautaires
et des petites entreprises, pour le développement
des logiciels et applications informatiques et pour le développement
du quartier Hochelaga-Maisonneuve.