Économie populaire, économie sociale et développement dans le monde > Économie populaire et développement local
 

 

 

 

 

 

Économie populaire et développement local

Comme nous l’avons esquissé dans une rubrique précédente, la notion d'économie populaire introduit l'idée qu'il y a des activités socio-économiques (petite production marchande) qui ne sont pas inscrites essentiellement dans une logique de profit mais bien plutôt dans une logique de subsistance et de rapports sociaux de réciprocité (familles et réseaux de voisinage), voire dans une logique de production visant à dégager un surplus, à partir non pas du capital d'un propriétaire privé, mais bien du travail fait en commun par quelques-uns, parfois plusieurs, pour satisfaire les besoins de base d'une famille ou d'un petit groupe de travailleurs. En ce sens, l'économie populaire englobe plus d'activités socio-économiques que l'économie sociale et solidaire, mais fournit, à certaines conditions et dans un certain nombre de cas, des assises pour la constitution d'entreprises collectives, mutuelles, associations sans but lucratif ou coopératives et donc pour le développement local. À ce titre, les cuisines collectives par exemple constituent de petites organisations sociales d'entraide qui, mises en réseau avec d'autres, ont pu conduire à la création de coopératives d'achat, de boulangeries, de petits commerces de quartier ou de restaurants populaires. À ce titre également, on peut voir que le soutien d'une municipalité à de petites entreprises familiales qui se mettent en réseau dans le cadre d'un parc industriel et avec l'aide d'ONGD en arrivent à se constituer en association de petits entrepreneurs donnant ainsi lieu à la formation de coopératives de travail et à des systèmes collectifs de mise en marché au bénéfice de l’ensemble de la communauté.

 

 

Site en Développement International de la Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC)