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Coopératives Sociales Italiennes


Le phénomène des coopératives sociales, qui a vu le jour à la fin des années 60, a connu une forte croissance au cours des deux décennies suivantes.

Avec la crise de « l'État Providence », on a évalué qu'en l'an 2000, les coopératives sociales italiennes, au nombre de 5000, regroupaient plus de 11 mille bénévoles et 115 mille travailleurs dont 15 mille défavorisés. Elles desservent un demi million d'usagers et génèrent un chiffre d'affaire de 4 000 milliards de lires (269 millions $CDN), chiffre qui croît d'environ 10% chaque année.

La constitution italienne reconnaît l'apport des coopératives au bien-être de la population, et l'appui de l'État dans le développement de ce réseau est primordial. Outre une reconnaissance juridique promulguée par une loi adoptée en 1991, les divers paliers de gouvernement ont des pratiquesd'achat de produits ou services favorables à ces organisations.

Les Coopératives sociales italiennes sont regroupées sous deux types différents :
1- les coopératives de type A : elles se concentrent sur des services de nature sociale pour une clientèle dans le besoin;
2- les coopératives de type B : elles se caractérisent par leur force de travail qui se compose de travailleurs ordinaires et de travailleurs défavorisés atteints de handicap physique ou mental et de détenus ou toxicomanes qui « cohabitent » sur les lieux de travail.

Les coopératives des deux types ont la même mission, soit l'insertion professionnelle. Les travailleurs défavorisés doivent représenter 30% du personnel. Ils oeuvrent autant dans des secteurs de production que de services.

Ces coopératives ont innové en adoptant une stratégie de multiplication plutôt que de développement en grosse organisation. En moyenne, une coopérative sociale italienne compte de 40 à 50 membres et réalise un chiffre d'affaires annuel avoisinant le milliard de lire (675 000 $CDN).

En plus des consortiums territoriaux pour la mise en réseau et l'appui au développement de coopératives existantes et de nouvelles initiatives, il existe des consortiums nationaux davantage dédiés à des activités de formation, de développement ou de représentation. La réussite de tels réseaux est une combinaison de plusieurs facteurs : le regroupement en consortiums, la reconnaissance légale, la construction d'une identité spécifique et le développement d'un lien étroit avec la recherche et le monde universitaire.

Sources :

Cahier de recherche : Jean-Pierre Girard, Enzo Pezzini, Isabel Faubert-Mailloux (2000), « Les coopératives sociales italiennes : description et éléments de réflexion sur le contexte québécois ».


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