À travers le monde, de plus en plus de gens n’ont pas assez à manger pour eux-mêmes et leur famille. Huit ans après le Sommet du Millénaire, où les chefs d’État du monde entier avaient pris l’engagement d’éradiquer la faim et l’extrême pauvreté avant 2015, on estime que 100 millions de personnes sur tous les continents sont sur le point de s’ajouter aux 860 millions pour qui le manque de nourriture est déjà une réalité quotidienne, une crise chronique. Trente-sept pays sont touchés. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies qualifie la situation de « plus gros défi » qu’il ait à relever depuis sa création il y a 45 ans. La crise alimentaire de 2008 fait la manchette des journaux du monde entier et les gouvernements, tout comme les institutions multilatérales, ne savent plus où donner de la tête.
Le problème actuel n’est pas que la quantité de nourriture, elle est suffisante pour nourrir toute la population du monde. Le problème est que, pour beaucoup de gens, les denrées de base sont hors de prix. Globalement, le prix des aliments a augmenté de 83 % dans les trois dernières années, la majeure partie de la hausse ayant eu lieu dans les 12 mois précédant mai 2008. Les hausses de prix ont récemment atteint une telle ampleur qu’entre janvier et mai 2008, le prix du riz à lui seul a triplé. Dans bien des régions de l’hémisphère sud, où la population consacre jusqu’à 80 % de son revenu à la nourriture, cette hausse massive des prix fait la différence entre manger et subir la faim.
La crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement est une énorme préoccupation pour le Mouvement pour une agriculture équitable (MAÉ-MAÉ), pour l'organisme Développement et Paix ainsi que pour plusieurs autres.
Consulter un dossier de Développement et Paix sur les causes structurelles de la crise.