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Pour les documents de recherche publiés en 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2011, vous trouverez la liste plus bas par ordre chronologique et si vous désirez un exemplaire en format PDF, veuillez vous adresser par courriel à : marie.cote@uqo.ca

 

2011

2011-01, Tremblay, Jean-François, «La préparation sous le prisme des théories de la négociation collective : explications et consolidation théorique », 43 pages.

2010

2010-01, Gosselin, Eric et Martin Lauzier, «Le présentéisme : lorsque la présence n'est pas garante de la performance», 24 pages.

2009

2009-01, Béjaoui, Ali, «Flux de main-d'oeuvre et flux d'emploi : une analyse critique et quelques pistes de recherche», 45 pages.

2009-02-F, (Français), Beaucage, André, «Les relations industrielles à l,Université du Québec en Outaouais : Les trente années de développement d'un domaine d'études», 23 pages.

2009-02-A, (Anglais), Beaucage, André, «Industrial Relations at the Université du Québec en Outaouais : Thirty Years in the Development of an Area of Studies», 22 pages.

2009-03, Malenfant, Romaine, Annie-Renée Gravel, Normand Laplante, Mylène Jetté, Christine St-Amour et Robert Plante, «La conciliation travail/grossesse: la transition vers le maintien au travail dans la gestion du risque pour la santé», 107 pages.

2008

2008-01, Lauzier, Martin, «Le transfert des apprentissages : définition, système et principes diagnostics, vers un modèle intégré des mécanismes sous-jacents au processus de transfert des apprentissages», .... pages.

CEREST 08-1, Paquet, Renaud, «La gestion des rapports de travail dans les communautés autochtones», 28 pages.

2007

CEREST 07-1, Bellemare, Guy et Daniel Tremblay, «Le défi de l'interdisciplinarité : ce que les ''sciences sociales appliquées'' peuvent apprendre des '' sciences sociales fondamentales''», 24 pages.

2006

CEREST 06-1, Bellemare, Guy et Louise Briand, «Transformations du travail / transformations des frontières des ''systèmes'' de relations industrielles », 44 pages.

2005

CEREST 05-1, Soussi, Sid Ahmed, Guy Bellemare et Sara Verret, «Les syndicalismes africains à la croisée des chemins », 38 pages.

2004

CEREST 04-1, Gosselin, Eric, Normand Laplante et Martin Lauzier «Qualité de vie au travail, examen de la situation d'un centre hospitalier québécois», 26 pages.

CEREST 04-2, Briand, Louise, Guy Bellemare et Anne-Renée Gravel, «l'évolution des rapports de contrôle et de surveillance entre le ministère de la famille et de l'enfance (MFE) et les Centres de la petite enfance (CPE)», 59 pages.

CEREST 04-3, Bellemare, Guy et Louise Briand «Définition structurationniste des innovations et transformations sociales»

CEREST 04-4, Bellemare, Guy et Anne-Renée Gravel, «Le syndicalisme de transformation sociale (social movement unionism).  Voie de renouvellement des théories du syndicalisme ? Le cas des services de garde », 26 pages.

Documents de recherche 1995


«La dépendance économique et le marché de l'emploi dans la région métropolitaine de recensement Ottawa-Hull, 1971-1991»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

BEAUCAGE, André


«Les fondements théoriques, la démarche et les difficultés d'implantation de la Négociation Raisonnée»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

PAQUET, Renaud

Dans la récente foulée du renouvellement des relations de travail au Québec, la négociation raisonnée devient une alternative intéressante pour les parties désireuses de se distancer du modèle traditionnel de la négociation collective. Cet article offre une analyse objective du processus de la négociation raisonnée appliquée aux relations de travail. Il permet de démystifier ce type de négociation ainsi que d'en saisir la portée et les effets réels. Une analyse succincte des différents processus que comprend la négociation collective est d'abord présentée. Elle permet de mieux situer la négociation raisonnée et d'en saisir les assises théoriques. La négociation raisonnée repose sur quatre principes relativement simples : traiter séparément des questions de personnes et des enjeux de fond, se concentrer sur les intérêts en jeu et non sur des positions, choisir les solutions qui procurent un avantage mutuel, régler les différents à partir des critères objectifs. Ces principes sont analysés dans un contexte propre aux relations de travail. À la lumière de l'expérience des syndicats et des employeurs qui ont changé leur approche de négociation collective et de ce qui ressort de la littérature spécialisée, quelques suggestions sont formulées pour aider les parties qui se proposent d'adopter un tel mode de négociation.

 

«La délinquance professionnelle au mitan de la vie : fiction ou réalité?»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

WILS, Thierry, Gilles GUÉRIN et Christiane LABELLE

Le modèle des étapes de carrière explique la dynamique des carrières par une série de passages entre quatre stades : l'exploration, l'avancement, la mi-carrière et la fin de carrière. La plupart des auteurs s'entendent pour reconnaître que l'étape de mi-carrière est une période mouvementée parce que les individus entrent dans un processus de questionnement profond. Cependant, quelques auteurs vont beaucoup plus loin en affirmant que cette remise en question typique de l'étape de mi-carrière aboutit, dans plusieurs cas, à la délinquance professionnelle. Selon ces derniers, la délinquance professionnelle serait donc reliée surtout à l'étape de mi-carrière.

L'analyse des données provenant d'une enquête par questionnaire (basée sur un échantillon de 1 853 professionnels syndiqués) ne permet pas de conclure que la délinquance professionnelle est plus forte à l'étape de mi-carrière qu'aux autres étapes d'exploration, d'avancement ou de fin de carrière. En particulier, plusieurs dimensions de la délinquance professionnelle telle que définie par Fournier et Petitpas (comme l'état dépressif, la recherche d'autres sources d'intérêt ou le manque d'éthique professionnelle) ne sont pas reliées aux étapes de carrière tant pour les hommes que pour les femmes.

Pour expliquer la délinquance professionnelle, il faut donc se tourner vers une théorie autre que le modèle des étapes de carrière. Les données montrent que la délinquancepeut être expliquée, en partie, par les insatisfactions professionnelles (ou malaise professionnel). L'hypothèse de base de cette théorie est que le malaise professionnel est, pour une grande part, dû à la confrontation des cultures professionnelle et managériale. Les attentes souvent antinomiques - que les professionnels et les gestionnaires entretiennent - sont au coeur du malaise. Ces points de tension sur lesquels se cristallisent les insatisfactions professionnelles ont trait, entre autres, au style de gestion, à la reconnaissance ou au développement.

Le praticien peut tirer au moins trois conclusions de cette analyse. Premièrement, il est important de vérifier la rigueur du diagnostic des causes d'un problème. Deuxièmement, il est important de se méfier des théories non-vérifiées avant de se laisser séduire par es solutions. Enfin, il est important d'éviter de gérer les pratiques de ressources humaines par ghettos, c'est-à-dire d'offrir un ensemble de pratiques prédéterminées à certains groupes d'employés seulement.

 

«Restructuration d'une direction de ressources humaines : le point de vue des acteurs»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

LABELLE, Chistiane et Thierry WILS

Depuis quelques années, les services de ressources humaines font l'objet de vives critiques, et ce, dans un contexte de ressources de plus en plus rares. Une façon de contrer cette menace de l'environnement est de « faire les choses autrement » en se structurant différemment. Par exemple, il est possible de passer d'une structure par fonctions (avec des spécialistes) à une structure par équipes multidisciplinaires (avec des généralistes). Le but de cette étude est d'évaluer dans quelle mesure cette nouvelle forme de structuration --par équipes multidisciplinaires-- d'une direction de ressources humaines (DRH) a un iimpact sur les acteurs touchés par cette réorganisation (gestionnaires et membres de la DRH). Inspirées de l'approche de l'évaluation des DRH par les clients, deux enquêtes par questionnaire ont été réalisées dans une organisation du secteur public. À partir d'un échantillon de 138 individus (79 gestionnaires et 59 membres de la DRH), l'analyse statistique révèle que la restructuration est perçue plus positivement par les gestionnaires que par les membres de la DRH. En particulier, les résultats mettent en relief l'existence d'un malaise et d'une ambiguïté de rôles chez plusieurs membres de la DRH.

 

Documents de recherche 1996

 

«Cheminement d'un réseau d'innovation dans l'entreprise : jeux d'acteurs, organisation et institution»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

HARRISSON, Denis et Jules CARRIÈRE

À la suite de modifications structurelles importantes, il est fréquent d'observer les acteurs d'organisations industrielles s'engager sur les voies de la
concertation et du partenariat. Appuyé par la théorie de l'acteur-réseau, l'article présente le cheminement des agents de la gestion et du travail d'une entreprise manufacturière dans la constitution d'un réseau d'innovation des règles de fonctionnement de l'organisation. Le processus se heurte toutefois à des contraintes organisationnelles et institutionnelles qui indiquent la clôture de l'innovation et en limite l'étendue.

 

«Structural, Content and Salary Plateaus : Their Influence on Engineers' Attitudes»
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

TREMBLAY, Michel, Thierry WILS and Michèle LACOMBE,


L'objet de cette recherche est d'analyser l'impact des plafonnements structurel, de contenu et salarial sur les attitudes des ingénieurs. À partir de données obtenues par questionnaire auprès de 900 ingénieurs québécois, il s'avère que chacune des trois formes de plafonnement a un impact sur plusieurs attitudes des ingénieurs. D'une façon générale, le plafonnement subjectif est plus souvent négativement relié aux attitudes des ingénieurs que le plafonnement objectif. À titre d'illustration, le plafonnement structurel subjectif est davantage associé aux variables de carrière (perception d'équité du système de promotion et satisfaction envers la carrière), aux variables de succès (succès en emploi et succès interpersonnel) ainsi qu'à l'intention de quitter l'organisation. D'autre part, le plafonnement de contenu exerce une influence plus prépondérante que les autres formes de plafonnement. Ainsi, le plafonnement de contenu est davantage associé négativement aux variables de succès (succès en emploi, succès financier et succès interpersonnel) ainsi qu'à la loyauté envers l'organisation que les autres formes de plafonnement.

 

«Effet conjoint des loyautés organisationnelle et professionnelle sur la remise en question d'un choix de carrière : le cas des professionnels en ressources humaines du Québec»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

LABELLE, Christiane, Thierry WILS et Gilles GUÉRIN,


Depuis quelques années, la fonction "ressources humaines" a subi de profondes mutations. Un tel processus de renouvellement aura vraisemblablement,¸dans un futur proche, un impact non seulement sur le contenu de la tâche et des rôles des professionnels en ressources humaines, mais aussi sur leur carrière. L'objet de la présente étude est de mieux comprendre une facette de cette transformation en identifiant les facteurs qui pousseraient les professionnels à remettre en question leur choix de carrière. De plus, cette problématique est approfondie en analysant l'effet conjoint des loyautés organisationnelle et professionnelle sur l'importance accordée à ces facteurs de remise en question du choix de carrière par les professionnels en ressources humaines. Les résultats de cette recherche reposent sur des données collectées par questionnaire au Québec (un échantillon de 1155 professionnels en ressources humaines).

L'analyse en composantes principales des facteurs de remise en question du choix de carrière a mis en relief cinq dimensions qui, par ordre décroissant d'importance, sont les suivantes: "manque de défis professionnels", "manque de reconnaissance intrinsèque", "manque de stimulation professionnelle", "manque de reconnaissance statutaire" et "ambiguïté due aux nouveaux rôles". D'autre part, l'analyse typologique a permis d'identifier, à partir des loyautés professionnelle et organisationnelle, trois groupes de professionnels (les professionnels à double allégeance, les professionnels avec une allégeance à prédominance professionnelle et les professionnels avec une allégeance organisationnelle mitigée) qui diffèrent sur l'importance accordée à plusieurs facteurs de remise en question de leur choix de carrière. En dernier lieu, ces différences de perception ont servi, conjointement avec d'autres différences relatives à plusieurs variables socio-démographiques et de carrière, à nommer les trois types de professionnels. Il s'agit des "établis", des "mal-utilisés" et des "mal-orientés" respectivement. Une discussion replace ces résultats dans le contexte du renouvellement de la fonction.

 

«Le problème de la calculabilité et ses relations avec les transformations aux pratiques de surveillance dans les organisations. Le cas de la comptabilité analytique»
 
RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

BELLEMARE, Guy


Les transformations dans les rapports sociaux de travail sont analysées à l'aide de la théorie de la modernité avancée d'A. Giddens. Celle-ci permet de réunir les explications économiques et culturelles qui sont habituellement proposées pour expliquer ces transformations. Cette théorie illustre le rôle des pratiques de surveillance dans la coordination des rapports sociaux de travail.

Nous montrons l'importance de la calculabilité dans le développement des pratiques de surveillance des organisations modernes. Dans ce texte, nous analysons le rôle fondamental qu'ont joué en particulier les pratiques de la comptabilité analytique dans ce développement. Ce rôle fut négligé par les études au sujet du travail par suite d'une fixation sur la figure de l'ingénieur (Taylor) et sur le lieu de l'atelier industriel.

Nous analysons aussi les causes de la crise actuelle de la comptabilité analytique ainsi que leurs conséquences sur les schèmes d'interprétation utilisés par les gestionnaires, sur la coordination et la surveillance et sur la légitimité de la domination. Une interprétation élargie des transformations aux rapports sociaux de travail en cours depuis une vingtaine d'années est proposée en conclusion.

 

«Croissance du mouvement syndical et caractéristiques du régime de relations de travail au Canada»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

NAJEM, Elmustapha


Alors qu'aux États-Unis, les taux de syndicalisation sont à la baisse depuis plus de trente ans, la densité syndicale au Canada apparaît relativement stable. Pourtant, malgré les différences entre les économies des deux pays, leurs institutions et leurs systèmes de relations industrielles, les similitudes demeurent nombreuses et on peut se demander si l'apparente stabilité de la syndicalisation canadienne ne camoufle pas les tendances profondes qui ont marqué son évolution passée et sa situation actuelle.

Dans le cadre d'une approche purement descriptive, et en complément de la littérature théorique et empirique traitant des déterminants économiques de la croissance syndicale, nous consacrons la première partie de ce travail à la recherche des tendances profondes qui ont caractérisé l'évolution du mouvement syndical canadien durant les deux dernières décennies. Nous accordons une attention particulière à la distinction entre l'évolution des effectifs syndicaux des secteurs privé et public, ainsi qu'au niveau des différentes branches d'activité composant les deux secteurs.

Dans la deuxième partie, nous discutons du rapport entre certaines caractéristiques du régime des relations de travail et la situation du syndicalisme au Canada.

 

Spécial Colloque 1996, «La profession de spécialiste de ressources humaines et des relations de travail : transformations et perspectives d'avenir»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )


André BEAUCAGE

 

"Y-a-t-il un avenir (des emplois) pour les spécialistes des relations industrielles?"

Des observateurs prétendent que certaines transformations des économies industrialisées et de leur marché du travail remettent en question l'utilité des professionnels des ressources humaines et des relations de travail. La croissance du travail autonome, le rôle grandissant des petites entreprises ou les politiques de flexibilité des employeurs favorisant bien souvent la prolifération des emplois atypiques (voire précaires) sont autant de phénomènes qui contestent la prépondérance des marchés internes des grandes entreprises et leur infrastructure de services des ressources humaines et des relations de travail. Notre analyse des données pertinentes disponibles nous suggère toutefois une réalité plus complexe et moins sombre pour les professionnels des relations industrielles. Les transformations que subissent ou que s'imposent les entreprises privées et les administrations publiques ces dernières années nous amènent plutôt à nous interroger sur le (nouveau?) rôle et les responsabilités des professionnels des ressources humaines et des relations de travail.

Christiane LABELLE

 

"La mobilisation des professionnels en gestion des ressources humaines et en relations de travail"

Quelles sont les aspirations des professionnels en gestion des ressources humaines et en relations de travail? Que recherchent-ils le plus dans leur travail? Leur mobilisation à la cause de l'organisation est-elle compatible avec les exigences de leur profession? Quelles sont les conséquences de leurs insatisfactions professionnelles? Doit-on parler de malaise ou de conflit? Le modèle renouvelé est-il susceptible d'améliorer leur situation? L'exposé met en relief les questions qui préoccupent un échantillon de 1 133 professionnels du domaine au Québec. Une réflexion s'impose de plus en plus chez les individus ainsi que chez ceux qui les dirigent.

Gilles GUÉRIN et Thierry WILS

 

"La gestion des ressources humaines et des relations de travail peut-elle se renouveler sans changer les rôles des professionnels en ressources humaines et en relations de travail?"

La gestion des ressources humaines et des relations de travail a-t-elle commencé à se renouveler? A-t-on des preuves empiriques attestant ce renouvellement? A-t-on des preuves empiriques montrant les dysfonctionnements du modèle traditionnel? Peut-on renouveler la gestion des ressources humaines sans l'intervention des professionnels en ressources humaines et relations de travail? Ces professionnels doivent-ils continuer à jouer leurs rôles traditionnels ou doivent-ils plutôt apprendre de nouveaux rôles? Les conférenciers qui analysent la transformation de la gestion des ressources humaines depuis une dizaine d'années font le point sur cette question.

Guy BELLEMARE

 

"Une profession mature au coeur des transformations organisationnelles : perspectives d'avenir"

Les tensions vécues par les personnes exerçant à titre de professionnels des relations industrielles - gestion des ressources humaines ne sont pas nouvelles et surtout ne leur sont pas particulières. Elles sont en effet partagées par des professionnels et des cadres des autres directions à l'intérieur des entreprises. Quels sont les défis que cette situation pose à notre profession? Quelles alliances peuvent développer les praticiens pour valoriser les ressources humaines auprès de leurs organisations et dans la société en général et pour rehausser le statut de la profession? Quels sont les nouveaux domaines d'intervention et les nouvelles pratiques professionnelles? Quels sont les défis et les opportunités que pose le développement des entreprises de consultation en relations industrielles? Cette évolution entraîne-t-elle de nouveaux besoins de formation pour les spécialistes des relations industrielles?

 

«Les défis associés à la réorganisation du travail dans le secteur public»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

PAQUET, Renaud

Parmi les initiatives privilégiées par les entreprises pour faire face aux contextes économique, commercial et concurrentiel des années 1990, la réorganisation du travail occupe une place centrale. Plusieurs recherches empiriques viennent d'ailleurs confirmer l'importance de la remise en question du modèle traditionnel d'organisation du travail dans le secteur privé. Pourtant, même avec un ensemble d'éléments contextuels tout aussi pressurisant, l'innovation dans l'organisation du travail au sein de l'entreprise publique tarde. Cet article vise une meilleure compréhension du processus et de la dynamique qui favorisent ou ralentissent la réorganisation du travail dans le secteur public. En première partie d'analyse, des précisions sont apportées sur le concept même de l'organisation du travail et sur les particularités de la gestion de l'entreprise publique. On y voit comment cette dernière s'accommode naturellement du modèle traditionnel. Suite à une révision de la littérature scientifique, nous en arrivons à proposer que le processus de changement dans l'organisation du travail sera avant tout déclenché par la perception d'une situation de crise. Cette dernière provoquera une volonté de changement de la part de la direction. Puis, une série de facteurs de nature culturelle, structurelle et politique viendront ralentir, voire même bloquer le changement ou le faciliter. Le cadre explicatif ainsi formulé est vérifié empiriquement auprès de gestionnaires du secteur public fédéral impliqués dans des initiatives de changement dans l'organisation du travail. Il en ressort que la perception d'une situation de crise n'est pas essentielle au changement, que la détermination des gestionnaires est centrale à la mise en place du changement, que la culture de service sert de fil conducteur au changement et que les facteurs de nature structurelle, politique et structurelle exercent une influence sur la propension au changement.

 

«Coopération et résistance dans les réseaux d'innovation du travail»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

HARRISSON, Denis, Normand LAPLANTE et Louis ST-CYR


La recherche traite du processus d'implantation de programmes de qualité totale dans deux entreprises du secteur de la métallurgie auxquels les ouvriers et les syndicats participent de façon active. Nous voyons comment l'innovation est intentionnellement créée et diffusée parmi les acteurs organisationnels avant que la résistance ne prenne forme parmi certains groupes professionnels dans chaque usine. Ainsi, la présence syndicale comme porte-parole du réseau d'innovation assure un climat de relations de travail harmonieuses qui ne se transfère pas de façon automatique dans les ateliers des deux usines. Un nouveau travail de traduction doit être effectué afin d'étendre le réseau à l'organisation du travail. Lorsque ce travail de traduction bloque, une négociation est alors nécessaire afin de briser la résistance. Quatre types d'intéressement sont dégagés: le succès, la résistance individuelle, le retrait de coopération et la négociation. L'organisation du travail pré-existente au réseau, la solidarité des groupes de travail, la représentation de perte ou de gain d'autonomie expliquent les stratégies d'intéressement et l'enrôlement au réseau de coopération. Notre étude montre que le réseau d'innovation est un réseau d'influence, que les acteurs ne sont pas de simples récepteurs conditionnés par des facteurs externes mais que l'innovation est liés au processus identitaire des groupes.

 

Documents de recherche 1997

 

«La confiance...pour qui? Pour une définition structurationniste de la confiance et de la responsabilité»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète - Version RTF )

BELLEMARE, Guy et Louise BRIAND


À un moment où les praticiens de la gestion constatent une perte d'efficacité des outils bureaucratico-comptables de gestion qui visaient la coordination et la surveillance du travail à distance, la notion de confiance se développe ; celle-ci semble pouvoir enrayer les difficultés du modèle moderne de gestion. Le discours de la culture d'entreprise constitue une des premières formes du discours de la confiance.

Nous développons une analyse des pratiques associées à la confiance dans laquelle est introduite la variable du pouvoir. Après avoir identifié quatre formes possibles de la confiance, nous proposons un cadre d'analyse qui tient compte des tendances à la fragmentation organisationnelle. Nous poursuivons avec une analyse des changements provoqués à l'occasion de l'implantation d'un projet de culture dans une entreprise de transport en commun. Les résultats indiquent que les pratiques de coordination et de surveillance mises en place sont manifestes d'une méfiance de la haute direction à l'égard des subalternes. Ainsi, le discours de la confiance vise, dans cette entreprise, essentiellement à accroître le contrôle sur le travail de ceux-ci.

En conclusion, nous effectuons un retour critique sur la notion de confiance et sur ses limites dans les organisations complexes. Nous proposons une définition structurationniste de la confiance de même que des voies d'action sociale et organisationnelle qui permettraient, croyons-nous, d'établir une confiance créée par des acteurs tendant à un plus grand partage du pouvoir. Ces voies d'action passent par une transformation de la structuration sociale de la responsabilité.


«Vers une transformation du lien social entre les directions d'entreprises, les salariés et les destinataires de biens et de services?»

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

BELLEMARE, Guy

Ce document fait état des résultats d'une revue de littérature ayant trait aux transformations du marketing, et au-delà, du rapport de service. Nous montrons que des chercheurs et des gestionnaires du marketing considèrent que la vente d'un bien passe de plus en plus par la "vente" d'un lien social. Il s'agirait de répondre à la quête identitaire des diverses tribus qui se développent dans la modernité avancée. En marketing, le lien importerait plus que le bien désormais. Selon ces auteurs, l'effritement du lien social moderne obligé (famille, classe sociale) ouvre la voie au lien davantage choisi, à construire, non donné à l'avance. Nous illustrons des pratiques organisationnelles tendant à favoriser le développement du lien social avec les destinataires du bien ou du service et une politique des émotions. Nous faisons état des conséquences de ces propositions sur le rapport de production : style de gestion du personnel, formation, sélection, etc. En conclusion, nous nous interrogeons au sujet du sens de ces transformations sur l'identité des salariés. Se pourrait-il que nos sociétés aient abandonné la conception du salarié-machine pour lui substituer une conception tout aussi instrumentale du salarié-produit ? Nous faisons également état des enjeux que cette évolution pose au plan des conditions de travail, au plan organisationnel et au plan sociétal.

 

Documents de recherche 1998

 

«Qu'est-ce que la mobilisation des employés? Le point de vue des professionnels en ressources humaines», 26 pages.

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

Thierry Wils, Christiane Labelle, Gilles Guérin et Michel Tremblay

La "mobilisation" des employés est une expression qui est très utilisée dans les écrits en management, mais qui n'a pas encore été clairement définie. L'objet de cet article est de proposer une définition de la mobilisation en se basant sur l'opinion de 91 professionnels en ressources humaines et de situer ce terme par rapport à d'autres concepts connexes. De l'analyse du contenu des réponses de ces praticiens découle la définition suivante de la mobilisation : un(e) employé(e) mobilisé(e) est une personne qui déploie volontairement des efforts au-dessus de la normale de façon à réussir à faire un travail de qualité, un travail avec une valeur ajoutée et un travail d'équipe. Dans le contexte organisationnel, ces efforts exceptionnels sont canalisés par l'employé(e) respectivement vers une amélioration continue du travail, vers son alignement sur les priorités organisationnelles et vers une coordination avec les autres membres de l'organisation. Déployer de tels efforts implique que l'employé(e) développe un attachement à la fois envers son travail, envers la haute direction de son organisation et envers la collectivité constituée par ses collègues et autres groupes de travail. L'attachement à un ou plusieurs de ces points de référence est la base affective qui influe sur la mobilisation et induit les efforts au-dessus de la normale qui en découlent. L'article discute ensuite du processus organisationnel de mobilisation. Selon toute vraisemblance, on ne peut pas mobiliser les employés, mais ce sont plutôt les employés qui décident d'eux-mêmes de se mobiliser. Si les gestionnaires ne peuvent gérer directement la mobilisation, il est à tout le moins possible de créer des conditions propices à la mobilisation en offrant des possibilités et des raisons de se mobiliser. Une discussion des différents moyens à la disposition des gestionnaires s'ensuit.

 

Les facteurs associés à l'implication comme officier du syndicat local

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

Renaud Paquet et Isabelle Roy

Au cours de la dernière décennie, les syndicats du secteur privé ont été largement limités dans l'exercice de leurs fonctions de représentation et de négociation par les conséquences d'une économie globalisée et d'une importante restructuration de l'appareil productif. Dans le secteur public, la privatisation, les coupures de services et les lois ad hoc annihilant le droit à la libre négociation collective ont produit des résultats à tout le moins similaires sinon pires. Sur cette nouvelle toile de fond, il semble crucial pour les syndicats de solidifier l'appui de leurs membres et d'intensifier le recrutement des volontaires pour s'acquitter des fonctions syndicales locales. Avec cette considération pratique à l'esprit, cet article propose un modèle explicatif de la participation à des fonctions d'officier syndical local. Trouvant fondement dans les théories de psychologie sociale, le modèle suggère que la participation à de telles fonctions dépend de l'attitude syndicale de la personne, de la norme sociale ainsi que des besoins psychologiques et de ceux reliés au travail. La participation est aussi associée à d'autres variables telles l'ancienneté, le sexe et le statut d'emploi.

 

Travail et citoyenneté : de la modernité à la postmodernité : L'expérience américaine

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

Manfred Bischoff

À partir des principes universalistes de la liberté et de l'égalité formelles des individus, la modernité institue une forme inédite de démocratie fondée sur la double valeur de la citoyenneté et du travail. Elle inaugure ainsi une dynamique à la fois d'élargissement et de concrétisation des droits de citoyenneté. L'auteur nous présente une analyse de cette dynamique telle qu'elle s'est déployée aux Etats-Unis depuis la Guerre d'Indépendance. Devant l'échec des projets républicain et libéral d'élargissement des droits de citoyenneté, le réformisme proposera, selon l'auteur, une synthèse programmatique dont la réalisation au XXe siècle conduit, ni plus ni moins, à l'éclipse du politique et donc de la citoyenneté tels que les définissait la société moderne. Aux thèses contradictoires d'une modernisation ou bien « achevée » ou bien « bloquée », il oppose une troisième thèse : celle d'une modernisation qui se serait « auto-liquidée » pour se convertir en processus de transition vers la postmodernité.

pérationnelle. Le nombre d'années d'expérience en gestion ne fut pas relié aux résultats à l'exercice. Cependant, la qualité de l'expérience fut reliée de façon significative. Aucune corrélation ne fut observée avec les résultats aux tests de connaissance technique.

 

In-Baskets and Practical Intelligence

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

André Durivage et Jacques Barrette

Cet article examine certains des aspects reliés à l'élaboration des paniers de gestion. Il évalue l'hypothèse selon laquelle cet outil constitue une mesure de l'intelligence pratique. Un panier de gestion fut élaboré en fonction d'une approche en sept étapes visant à assurer la validité de contenu. Par la suite, la notion voulant que les paniers de gestion permettent de mesurer l'intelligence pratique fut examinée par le biais de trois hypothèses : (1) les réponses à des problèmes identiques devraient être différentes en fonction du contexte; (2) une corrélation positive devrait être observée entre les résultats au panier et l'expérience de gestion antérieure, et (3) aucune corrélation ne devrait être observée entre les résultats au panier et la connaissance technique. Les trois hypothèses furent confirmées. Les gestionnaires supérieurs mirent plus d'emphase sur les activités de gestion stratégique alors que les gestionnaires intermédiaires utilisèrent une approche plus opérationnelle. Le nombre d'années d'expérience en gestion ne fut pas relié aux résultats à l'exercice. Cependant, la qualité de l'expérience fut reliée de façon significative. Aucune corrélation ne fut observée avec les résultats aux tests de connaissance technique.

 

Documents de recherche 1999

 

L'évolution des pratiques de surveillance par les usagers d'une grande entreprise de transport en commun : de 1860 aux années 1990, 25 pages

 

RÉSUMÉ ( Version HTML complète )

Guy Bellemare et Louise Briand

Par une analyse de cas, les auteurs montrent que les rapports entre les clients et les chauffeurs d'une entreprise de transport en commun s'établissent au gré de la transformation des institutions de la modernité et participent à leur définition: les auteurs proposent l'analyse structurationniste d'Anthony Giddens pour soutenir la ompréhension de ces rapports. La recherche s'inscrit dans un effort de révision des rapports entre les clients et les acteurs de l'entreprise et s'appuie sur une conception renouvelée du dualisme structure-action permettant de reconnaître les pratiques de surveillance au titre de pratiques qui, non seulement, orientent la conduite humaine mais qui de plus en font partie intégrante et ce de manière réflexive.

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03.05.2011 11:39
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